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entrevoir à Pétrarque, dès son arrivée, l'obligation d'un départ prochain. Peut-être sa situation pécuniaire était-elle l'une de ces raisons puisqu'il avait écrit déjà à Luca Cristiani : « Si je trouvais le moyen d'y vivre honorablement, je n'hésiterais pas à m'y transporter de nouveau, bien que par expérience je reconnaisse préférable à Vaucluse et au Comtat Venaissin les collines et les chaudes vallées, les superbes cités qui embellissent l'Italie. »
Quels qu'aient été ces motifs, Pétrarque fut retenu deux ans encore en Provence par des affaires et différentes circonstances. Il y reprit, comme auparavant, ses habitudes de simplicité rustique, jouissant du charme de la nature et de sa vie d'études ', mais elle n'était pas exempte d'embarras % par suite de toutes les affaires dont on le chargeait et par les demandes qu'il présentait à la Cour d'Avignon pour lui ou pour d'autres. C'est ainsi qu'il s'employait en faveur de l'abbé de Vallombrosa \ qu'il obtenait pour son fils un canonicat à Vérone et l'envoyait dans cette ville en le recommandant à