‹ Pétrarque, sa vie et son œuvre;Chapitre 55 sur 188 · Fam., XII · texte numérisé non relu

Fam., XII

Renaud de Yillafranca et à Guillaume de Pastrengo. Quatre cardinaux le consultaient sur la manière de régler le gouvernement de Rome. Des prélats influents faisaient auprès de lui de nouvelles instances pour qu'il se laissât nommer secrétaire apostolique: il paraît même qu'il se soumit à une expérience de chancellerie ecclésiastique qui ne lui réussit guère \ Enfin il renouvelait au doge de Venise, André Dandolo, l'exhortation qu'il lui avait déjà adressée en 1350, pour lui demander de rétablir la paix avec la république de Gênes.

Les amertumes ne lui manquèrent pas ; laissons de côté l'impatience que lui donnaient des alï'aires qui lui prenaient son temps et lui suscitaient mille embarras ; ne parlons pas de son mépris toujours plus grand pour la cupide Bahjylone, mais que dirons-nous en le voyant accusé d'ambition et d'avarice, accusé d'avoir intrigué à la Cour pour supplanter Ugolin de Rossi dans l'évêché de Parme % lui qui refusa ceux qui lui furent réellement offerts et qui ayant obtenu un canonicat à Modène le cédait

1. Cf. Voigt. Renaissance de Vanllqnilé classique, trad. italienne. Florence, 1888, !"■ volume (page 12).

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