Fnm., XIV
foule, bien que j'en reconnusse toute la sottise, l'astrologue hésitant,troublé, dit qu'il manquait encore quelque chose avant l'heureux moment, et se tournant vers moi, il m'engagea à reprendre le fil de mon discours^ mais je lui répondis en souriant : j'ai fini, j'ai fini \ »
Une autre cérémonie dans laquelle il eut un rôle important, ne fut pas plus digne du grand poète et du chaud patriote. On le vit, à titre de parrain, tenir sur les fonts baptismaux Marc, le nouveau-né du cruel Barnabe et de Béatrice Regina della Scala. Il fit don à l'enfant d'une coupe d'or, et écrivit une épître eh vers, où il rappelait pour le héros futur les exemples magnanimes de ses ancêtres et de son père \ Ce n'était pas à tort que Boccace exprimait son étonnement au poète de le voir à ce point dépasser les bornes de la flatterie avec les Visconti dont il avait tant blâmé la tyrannie, si contraire à ses sentiments de civilisation, de liberté et de patriotisme.
A la fin de l'année, Charles IV étant venu à Mantoue y invita Pétrarque et demanda aux Visconti de l'y garder quelques jours. Il entre-