Varie
laissèrent dans l'àme de Boccace une empreinte ineffaçable. C'est de ce moment qu'il renonça à la vie licencieuse pour s'adonner à l'étude et à une vie plus austère '. Leurs entretiens durent aussi porter sur la D'mne Comédie, car à peine revenu à Florence, Boccace en envoya un exemplaire à son ami, accompagné d'une épître en vers à la louange de l'Alighieri et d'une lettre en prose où il semble s'excuser de ses éloges. L'aimable conteur connaissait sans doute l'humeur de son ami qui répondit sur un ton aigredoux aux éloges et aux excuses. Pétrarque se défend d'avoir jamais eu pour Dante un sentiment hostile ; il dit que s'il n'a pas recherché ses œuvres, ce n'est pas qu'il les haït ou qu'il les méprisât, mais seulement pour ne pas s'exposer au danger de l'imiter. Quoi qu'il en soit le bruit qui l'accusait d'inimitié ou d'envie circulait alors, et le poète prenait à tâche de se disculper .Était-ce vraiment l'un de ces sentiments, nous ne le dirons pas, mais ses- partisans les plus bienveillants ne peuvent nier qu'il n'y ait eu de sa part une estime très inférieure au mérite des œuvres de l'Alighieri.
En attendant, Pétrarque mûrissait le projet