Hoiiis, op. cil. 283 et
Pétrarque, qui par nature, par sentiment artistique, par ses principes idéalistes et sa science philosophique, tendait plutôt vers le platonisme, et qui de toute façon était animé d'une foi chrétienne ardente, avait en horreur la philosophie insidieuse d'Averroès, et il eut plus d'une fois l'occasion de s'élever contre les partisans zélés de cette doctrine peu orthodoxe. Un jour il expulsa même de chez lui, l'un de ceux, qui dans la discussion, s'était laissé entraîner à le blesser dans son sentiment religieux Ml engageait parfois des discussions plus ou moins vives, sans arriver naturellement à persuader ses adversaires. Sa science et sa grande autorité ne le sauvaient pas toujours des épigrammes de ses contradicteurs. Ainsi à Venise, en 13G6, quatre jeunes averroistes, qui, semblet-il, fréquentaient sa maison, l'ayant entendu au cours d'une discussion condamner leur doctrine, formèrent, sans doute par plaisanterie, une sorte de tribunal pour juger Pétrarque. On discuta sur ses mérites, on chercha les points à défendre, finalement on prononça qu'il était un honnête homme, mais un ignorant *.