‹ Pétrarque, sa vie et son œuvre;Chapitre 81 sur 188 · Senili, li · texte numérisé non relu

Senili, li

sion avait été faite pour donner une demi-satisfaction aux Florentins qui voulaient à tout prix posséder Pétrarque parmi eux, et qui avaient insisté auprès du Pontife pour qu'il accordât au poète le premier canonicat vacant dans leur église ou dans celle de Fiesole '.

Au milieu de tout le bruit qui se faisait autour de lui ou à son sujet, la vieillesse et son cortège d'infirmités atteignaient le poète qui se recueillait davantage dans des méditations philosophiques et religieuses. Il termine le traité moral : Des remèdes dans l'une et Vautre orlune, greffant son sentiment profondément chrétien, sur les idées morales de Sénèque. Il adresse à i'évêque de Gavaillon, un autre traité également long et sérieux ; De la vie solitaire, et continue à donner ses soins au recueil de ses lettres et à ses poésies en langue vulgaire.

A cette époque, la philosophie était assez en honneur à Venise, mais par suite des relations maritimes fréquentes avec l'Orient ou pour toute autre raison, la philosophie d'Aristote, telle qu'elle avait été exposée par Averroès, était plus en crédit que la scolastique ou la patristique.

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