‹ Pétrarque, sa vie et son œuvre;Chapitre 88 sur 188 · Varie, lo · texte numérisé non relu

Varie, lo

3. Cf. Segré. Chaucer e Petrarca dans la Nuova Ant. 1" janvier 1899.

4. Cf. Zardo. Petrarca e i Carraresi. Milan. HoepU 1832, page 162.

terminée pour lui. En 1372 son ami Ph. de Cabassoles, devenu cardinal, vint en Italie. Pétrarque désira aller l'embrasser à Pérouse, mais n'ayant pu se tenir en selle il dut y renoncer. 11 fut aussi dans l'impossibilité de se rendre aux instances du nouveau pontife et répondit à celles de Pandolfo Malatesta en 1371 par le don précieux de ses poésies en langue vulgaire après y avoir donné ses derniers soins d'artiste. Cependant il ne crut pouvoir se soustraire à un dernier voyage et se refuser àia prière du prince de Carrare qui désirait le voir accompagner son fils Francesco Novello à la Seigneurie de Venise pour y faire sa soumission. Pétrarque, en septembre 1373, partit en effet, bien que mal remis des fièvres dont il avait souffert depuis le prin. temps et le 2 octobre il fit à la Seigneurie un petit discours de présentation. Très affaibli par le mauvais état de sa santé et par son âge avancé, il était quelque peu chancelant et tremblant. On exagéra même, et on dit qu'il s'évanouit et qu'il fallut remettre au lendemain la réunion et le discours *.

1. Cf. Kœrling, op. cil. A Zardo, op. cit. Lazzarini, La 2' ambassade de Fr. Pétrarque à Venise clans lo Propugnatore volume 11, page 232.

LES DERMÈRES ANNEES 1361-1374 143

Ce fut le dernier acte de la vie de Pétrarque dont on ait le souvenir précis. A son retour de Venise, il passa selon son habitude la plus grande partie de son temps à Arqua où la tradition rapporte qu'on le trouva mort le matin du 10 juillet 1374. Mais Jean Dondi dell'Orologgio, un de ses amis de Padoue et son médecin, écrivait dans la matinée du même jour : « La nuit fatale qui vient de finir, précédant le jour ou je t'écris cette lettre nous ravit l'illustre et admirable Fr. Pétrarque, frappé pendant quelques heures par ce genre de maladie, dont, si tu te souviens, nous le trouvâmes atteint il y a plusieurs années, alors que pour le voir nous nous rendions dans sa charmante et paisible retraite des monts Euganéens'. » Cette version donnée par des témoins du temps et du lieu écarte la légende d'après laquelle le poète fut trouvé mort le matin avec la tète inclinée et le bras replié sur un livre, dans l'attitude du sommeil. Une attaque d'apoplexie n'entraîne pas forcément une mort foudroyante, il est probable qu'il expira au bout de quelques heures dans les bras de son ami et fidèle secrétaire de ses dernières années, Lombardo della Seta.

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