Zardo, op. cit
l'ili PÉTRARQUE
Sous la direction du prince de Carrare et en présence de l'évèque de Padoue et des personnages les plus importants de la Cour et de la ville, ses obsèques solennelles furent célébrées le 24 juillet dans l'église d' Arqua où sa dépouille fut déposée. Six ans après, ses restes mortels furent réunis dans un tombeau de marbre rose soutenu par quatre colonnes que la piété deFr. de Brossano son gendre voulut élever sur la petite place solitaire du bourg, en face des douces collines qu'il avait tant aimées, et qu'il a immortalisées.
Mais l'étrangeté de sa destinée ne voulut pas même donner au poète mort la paix que, vivant, il rêva sans cesse. Déjà, en 1030, le frère Tommaso Martinelli de Portogruaro viola la tombe et déroba l'os du bras droit '. En 1843, un sentiment de religieux respect inspira au savant comte Carlo Leoni l'idée de rassembler ses nobles restes dans le tombeau que les injures du temps et les licences de la soldatesque avaient endommagé. Douze ans après, on rouvrit le tombeau pour y déposer une còte et un morceau de tunique que le conseil communal d'Arquà avait donnés à la commune de Padoue