CHAPITRE V
les autres de la guitare, d’autres, encore, du violon. Au second plan, enfin, se montrent une série de saints nimbés, les mains jointes ou portant la croix.
Avant de reprendre l’ordre chronologique , nous étudierons ici une série de coffres de mariage et de plateaux d’ac-
couchées, décorés, selon
toute vraisemblance , à
Florence, vers le milieu ou la fin du xv° siècle. Généralement, ces ouvrages sont attribués pêle-mêle à Dello Delli (né en 1404, mort après 146a), qui eut
en effet une vraie notoriété dans la peinture sur meubles.
v''-*" rv - s.— Veneziano et Baldovinetti y excellaient éga-
parler des peintres de Ferrare, de Venise,
Plus que les autres branches de la peinture, la décoration sur meubles se plaisait aux représentations offrant un caractère à la fois profane et moral. Abandonnant à la peinture religieuse le soin d'édifier, elle s’efforcait de piquer la curiosité sans renoncer à donner des leçons de vertu ou de sagesse. Les coffres ' de toute nature (« coffani»), les coffres de mariage (’« cassoni »), les plateaux destinés aux femmes en
couches (« deschi da parto »), les instruments
jlg^ de musique ou les harnachements (« barde da
cavallo j>) : autant de domaines où elle se prélassait’. On devine si le poème de Pétrarque favorisait de pareilles tendances, en permet-