CHAPITRE VI
II. Le Triomphe de la Divinité. Un char, vu exactement de face, s’avance droit sur le spectateur; il est traîné par le bœuf de saint Luc et le lion de saint Marc, tous deux dessinés en raccourci. Sur le bœuf est assis l’ange de saint Mathieu, et sur le lion se dresse, ouvrant les ailes, l’aigle de saint Jean. A droite et à gauche de l’attelage, marchent des saints ou des apôtres, parmi lesquels saint Pierre, et un personnage vêtu de rouge
à 1 instar d’un cardinal (saint Jérôme). Le char est surmonté d’une sorte de gloire circulaire à fond jaune, encadrant l’image de la Trinité, représentée sous la forme de trois vieillards revêtus du costume impérial, assis sur la même ligne et absolument semblables l’un à l’autre. — Ce panneau ne porte aucune légende.
Au Garde-Meuble Impérial de Vienne six tapisseries, du début du xvie siècle (l’inventaire les place, à tort, à la fin du xve), illustrent les Triomphes dans une donnée fort indépendante. Autant le groupement est touffu dans la tenture du Kensington, autant, ici, les figures sont espacées. Nous avons
LA FRANCE
affaire, non seulement à un autre artiste, mais encore à une autre École, donnant à l’idée la préférence sur la forme
I. Cupidon, les yeux bandés, les pieds armés de serres, comme dans le Triomphe de la Chasteté de Giotto, et dans le ce cassone » de la collection Landau, se tient sur son char, qui est traîné par deux colombes, deux boucs et deux sirènes. Uranie, portant la harpe, aide à tirer. Au premier plan,
Il renuerfe fouz luy les plus forts & puiilans. Les plus riches jiumaïs.ôc mefmc les plus fages, Bref.tous ceux que Ion voit icy bas florilTans, Sont p luy lurmôrez & mis en fes cordages, j.