III. Dans la lettre ornée du commencement — un Q
— est représentée la Chasteté tirantaprès elle l’Amour enchaîné. La miniature du bas, occupant toute la largeur de l’encadrement, est en forme de tableau oblong, comme un panneau de «cassone». La Mort, sous la figure d’un corps desséché, à tête de squelette, avec de grandes ailes brunes, tient une faux à longue hampe, dont elle menace des personnages qui fuient devant elle. Elle plane au-dessus d’autres personnages, gisant à terre, qu’elle a déjà atteints. —
IV. L’encadrement est formé de fleurs, d’oiseaux, d’animaux, de « putti », dont quelques-uns jouent de la trompette, et de médaillons représentant des personnages illustres. Dans le médaillon du bas, le char, vu de face, est traîné par deux éléphants; la Renommée s’y tient, ailée, couronnée, un glaive dans la main droite et le globe du monde dans la main gauche. Sur le côté et derrière, des cavaliers, richement vêtus, caracolent sur des chevaux noirs et blancs. — V. L’encadrement est formé d’animaux, de fleurs, d’oiseaux; au milieu, en haut, on voit le globe du monde, et en bas, un médaillon flanqué de deux sabliers. L’initiale montre Apollon sur un char d’or, conduisant les quatre coursiers du soleil, de couleurs différentes. Dans le médaillon du bas, à fond bleu de ciel, le Temps, un vieillard courbé, marchant péniblement, tient une bannière à flamme rouge; il est suivi d’hommes, de femmes et d’enfants; d’autres personnages sortent de terre; aux uns, l’on voit la moitié du corps, aux autres, la tête seulement. — VI. Des médaillons renferment des personnages en buste, qui tiennent des banderoles. Dans le haut, à gauche, on lit: tuam; au milieu: inætfrnum; à droite: regni; à droite, au milieu : in secula ; dans le bas, à droite : omnia ; à gauche : transit. La lettre ornée du commencement de la page — un D — montre Dieu le Père, entouré d’une auréole, bénissant de la droite, et tenant de la gauche le globe du monde; un homme tend les bras vers lui. Dans le petit médaillon du bas, le monde est soutenu par quatre anges. — La miniature suivante (p. 55) nous offre, dans une initiale, un personnage en buste, regardant vers le bas et bénissant de la main droite, puis, dans le petit médaillon du bas, un personnage à genoux, vu de dos.
Collection Yates Thompson. Un manuscrit.
Madrid. — Bibliothèque Nationale. Réserve 4-43. P. 127, 164-165.
— Bibliothèque Nationale. Réserve 8-17. P. 12S, 165-167.
— Ibid. Réserve G. P. 1 5 , 188-189.
Milan. — Bibliothèque Trivulce. P. 83, 128, 129,. i58-i6i, 192.
Modène. — Bibliothèque. Manuscrit du xv® siècle. P. 1 1 9, i3o, 1 58. — Le Triomphe de l’Ajnour (haut., omi32; larg., omo94). Le char, attelé de deux chevaux au galop, se dirige à droite. Du milieu desflammes surgit l’Amour, sous les traits d’un adolescent plutôt que d’un enfant. Devant le char s’avance Aristote à quatre pattes, portant Campaspe, qui a lemartinet à la main. De nombreux personnages, guerriers, docteurs, femmes, aux attributs et à la caractéristique assez vagues, complètent l’escorte. Leurs costumes sont hiératiques, tels qu’on lesportait à la cour de France vers 1440. — IL La Chasteté occupe un char attelé de deux licornes blanches et qui se dirige à droite. Elle a pour attributs une palme et un livre. Aux quatre angles, des enfants debout soufflent dans une longue trompette. Au. premier plan, à gauche, deux chiens se désaltèrent dans de l’eau. Au second plan, la licorne, poursuivie par deux chiens, vient se réfugier dans le sein d’une Vierge (ce motif, très commun aux xve et xvi® siècles, figure, entre autres, dans les estampes de la collection Albertine). Sur la mer nage un dauphin qui porte Vénus nue, tenant une voile gonflée par un ange qui sonne de la trompette. — III. Le char, traîné par deux buffles noirs, vient de face. Le squelette lève la faux. Des vieillards l’implorent, commeau Campo Santo de Pise, à l’Hospice de Palerme, dans le meuble de Matteo de’Pasti et dans la gravure de l’Albertine (p. 170). — IV. Deux éléphants servent d’attelage à la Renommée. Sur la plate-forme se montrent, de face, deux rois ou empereurs, un sceptre dans une main, un livre dans l’autre. Derrière eux, au milieu de la plate-forme, s’élève, sur une sorte de pied, la boule du monde, divisée par un diamètre : au-dessous, asia; au-dessus, à gauche, afri, et à droite, europ. — Au premier plan, Hercule, nu, avec sa massue et sa peau de lion, conduit l’attelage; il a pour pendant un personnage ayant la même tête (Samson?). Au premier plan, suivant Hercule, marchent les deux jeunes gens nus, les mains attachées derrière le dos. Derrière s’avancent des cavaliers. Dans le fond, on voit la mer, des navires à voiles et une barque avec des rameurs; à gauche,, une forteresse. — V. Le Temps, un vieillard ailé, à longue barbe et à longs cheveux blancs, tient de la droite un bâton traversant la boule du monde et coupé à angle droit par un autre bâton. Deux cerfs traînent son char. A droite, à la hauteur des cerfs, on voit deux vieillards, dont un très âgé, appuyé sur un bâton qu’il tient à deux mains. — VI. Le char, venant de face, est traîné par les symboles des quatre Évangélistes, nimbés. Sur la plateforme, quatre dauphins supportent un globe où l’on distingue la mer et des navires. Dans une « mandorla » trône le Père Éternel, entouré de chérubins;.
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-ses pieds reposent sur le globe; sa main droite est levée, et il porte dans la main gauche le globe du monde, où l’on voit un navire. A genoux, sur la plate-forme, de chaque côté de Dieu, deux anges .jouent du violon et de la harpe. Aux côtés du char, se tiennent une foule de saints et de saintes, nimbés. Au-dessus de Dieu, deux anges sonnent de la trompette. Dans le fond, s’étendent des montagnes, des arbres, la mer avec des navires, et une ville. — L’enlumineur de ce manuscrit avait un médiocre talent; il est assez difficile de lui assigner une patrie : M. Venturi est disposé à voir en lui un Allemand.
Munich. — Bibliothèque Royale. Cod. Gallicus, n° 16. P. 239-241.
Naples. — Bibliothèque Nationale. Manuscrit de Giulio Clovio. P. 192.
New-York. — Lennox Library. Manuscrit sur -parchemin, in-40, contenant onze miniatures (ancienne collection Caraccioli). M. le D1' Warburg, à qui nous devons la communication de ce manuscrit, estime qu’il date de 1450 environ et appartient à l’École ferraraise. On y voit les Triomphes de l'Amour (debout sur un piédestal, tirant de l’arc), de la Chasteté , de la Mort, de la Renommée , de l’Éternité. Le Triomphe du Temps manque.
— Ibid. Manuscrit ferrarais du xve siècle. Cette miniature représente Pétrarque entre deux Muses, •dont l’une joue de la double flûte, l’autre de la syrinx. Des rayons partant d’un arbre qui se termine par une tête humaine viennent frapper le poète (communication de M. le Dr Warburg).
Paris. — Bibliothèque Nationale. Fonds italien, n° 545. P. 117, i3o, i53, 1G0-161.
— Ibid. Fonds italien, n° 548. P. 85, 159-160, 162, 166, i83.
— Ibid. Fonds italien, no 549. P. 160.
— Ibid. Fonds italien, n° 1019. P. 162.
— Ibid. Fonds italien, n° 1022. P. 162.
— Ibid. Fonds français, n° 12423. P. 126.
— Ibid. Fonds français, n° 22541. P. 101, 201, 222-225. Cf. planche hors texte.
— Ibid. Fonds français, n° 594. P. v, 60, 1 16, 1 56, -208, 226-232. Cf. nos deux planches hors texte.
— Ibid. Fonds français, n° 12424. P. 219, ^221-224.
— Bibliothèque de l’Arsenal, n° 5o65. P. 23o-236.
Ce premier volume des Triomphes contient à profusion des scènes de la vie des personnages mentionnés par Pétrarque et mis en lumière par Illicino. Signalons, à ce propos, l’intérêt qu’il y aurait à éluci- •der l’histoire des traductions françaises de Pétrarque ou, du moins, à en dresser le catalogue. Rien n’a •été fait jusqu’ici pour une branche si importante de notre littérature.
Il ne reste rien de la belle conception de Pétrarque dans les miniatures , rarement intelligibles , du n° 5o65. Il faut lire les commentaires qui précèdent -ou qui suivent pour en deviner le sens et encore n’y parvient-on pas toujours.
Le volume contient des variantes de quelquesunes des inscriptions latines tracées sur les tapisseries du Kensington et de Hampton Court (p. 208 et suiv.). C’est ainsi que la fin du second vers est conçue comme suit : « et tela premunt ». Au troisième vers, on lit : « Nec pingui Cipre nec moli floribus Ida » ; au quatrième : « In Cerere et Theti ». Dans les vers consacrés à la Mort, nous relevons les variantes suivantes, dont quelques-unes sont empruntées au n° 5o66 de la même Bibliothèque (voy. ci-dessous) : « Sanior hac longa»; « Ecce, sed heu tandem singula morte ruunt (ou cadunt) ». P. 80 et 1 3o.
— Bibliothèque de l’Arsenal, n° 5o66. P. 207, 235, 237. — Nous trouvons dans ce manuscrit la plus ancienne rédaction, selon toute vraisemblance, des commentaires métriques français qui accompagnent les tapisseries du Kensington et de Hampton Court. (Voy. p. 207, 209.)
Cupido a de son dart prosternez Iovis, Neptunne et Pluton couronnez Roys, en suyvans folle amour et plaisance D’eulx triumphant nonobstant leur puissance; Princes mectez frain à voz voluptez Car les ceptres qui sont immodérez Tumbent tantost et ne sont point estables Les modérez sont fermes et durables Amor vaint le munde.
L’arc Cupido a esté surmonté
Par les armes de dame Chasteté
Qui ce seigneur conculque et tient en presse
Et ses membres trop rebellans oppresse
Car ès délices de Cypre l’opulente
De es (sic) fleurs souefves dyde (sic) Amour n’est
Mais par Sérès et Téthis refrenée [pas lente
Est folle amour et challeur forcenée.
Chasteté vaint Amour.
Combien que l’omme soit chaste et tout pudicque Les sœurs fatalles par leur loy auctentique Tranchent les nerfz et filletz de la vie.
A ce la Mort tous les vivans convie Le chaste au fort plus sainement veult vivre Qui se treuve de grans vices délivré Mais en la fin il n’y a roy ne pape Grant ne petit qui de ses las eschappe.
La Mort vaint Chasteté.
La Mort mort tout, mais clère Renommée Sur Mort triumphe et la tient déprimée,
Dessoubz ses piedz, mais après ces effors Famé suscite les haulx faitz des gens mors Qui par vertu ont méritée gloire Qu’après leur mort de leur fait soit mémoyre Inclite famé n’eust jamais congnoissance De Letheus le grant lac d’oubliance.
Bonne Renommée vaint la Mort.
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Quoyque Famé inclite et honnorée Apres la Mort soit de longue durée Clère et luysant néantmoings tout se passe Tout s’oblie par temps et long espace.
Longuement vivre que t’aura proffité Quant tu seras ès latèbres gecté De ce vieil temps qui tout ronge et affine Et dure après que Famé meurt et fine.
Le Temps vaint bonne Renommée.
Je suis séant au hault triumphal trosne Du temps passé porte palme et couronne Joyeusement comme victorieuse Sur les choses crées glorieuse.
Mondaine Amour et Chasteté pudicque Mort, Famé et Temps, tant sont vieil et anticque Toutprandra fin, mais par ma mension Eterne au ciel en clère vision Eternité vaint tout.
— Ibid., n° 6480. Miniatures de G. le Batave. P. v, 100, 1 56, 200,237-240.
— Bibliothèque de Sainte-Geneviève. Une version française des Triomphes (n° g65, fin du xv°, commencement du xvic siècle), a perdu ses miniatures. L’une de celles-ci, le Triomphe de l’Amour , est reproduite dans le catalogue de Claude du Molinet. (Kohler, Catalogue des Manuscrits de la Bibliothèque Sainte-Geneviève , t. I, p. 5o8. Paris, 1893.)
— Ancienne collection La Vallière. Le catalogue de cette collection cite (t. II, p. 504) deux manuscrits dont il nous a été impossible de retrouver la trace :
« N° 3604. — Les Triomphes de Messire François Pétrarque, translatez nouvellement en françois. Infol. Beau manuscrit sur vélin du xvic siècle, contenant 178 feuillets, écrits en ancienne bâtarde et à longues lignes. Il est enrichi de lettres tourneures peintes en or et en couleurs, et de 14 fort belles miniatures qui ont 10 pouces de hauteur sur 6 pouces de largeur. Ce manuscrit ne contient que les trois premiers Triomphes de Pétrarque, au lieu que les trois éditions suivantes, qui sont de la même traduction, renferment les six. Nous ignorons le nom de l’auteur ; nous n’osons affirmer que ce soit Georges de la Forge, bourbonnais, qui est connu pour avoir fait une traduction de cet ouvrage. »
« N° 3609. — Les six Triomphes et les six Visions de Françoys Pétrarque. In-40. Manuscrit sur vélin, du xvi° siècle, contenant 21 feuillets écrits en lettres rondes, et enrichis de 18 très belles miniatures qui ont plus de 4 pouces en quarré. Le discours de ce manuscrit consiste, savoir, pour les Triomphes, dans la devise écrite en or et un distique françois au bas de chaque miniature, et, pour les Visions, en un sixain disposé de même. » (Ce manuscrit est à rapprocher de celui de la collection de Cheltenham.)
Parme. — Bibliothèque. Manuscrit du xve siècle, n° 280. P. 1 58.
— Ibid., n° 307. P. i5S.
— Ibid., n° 2063. P. i58.
— Ibid. Manuscrit du xvi® siècle, n° 1648. P. 192.
Rome. — Bibliothèque du Vatican. Fonds latin d’Urbin, n° 681. Manuscrit du xve siècle. A la fin des Triomphes , on lit : « Antonius Francisci Sinibaldi filius quam pulchrioribus potuit literis has chartas exornavit. » Voici la description des miniatures. - — I. Le cortège se dirige de droite à gauche. L’Amour, debout sur un char traîné par quatre chevaux blancs, se prépare à tirer de l’arc. Chaque angle de la partie inférieure du char est orné d’un « putto » ailé, entre deux cornes d’abondance; la partie supérieure contient trois petits Amours armés de l’arc. Deux cornes d’abondance sont posées près de Cupidon. Dans la foule des acteurs, on reconnaît Judith, assise sur un lit, ayant à côté d’elle la tête couronnée d’Holopherne. Dans les airs apparaissent le soleil enflammé et la tête du Taureau. Au fond, s’étend un paysage fertile etverdoyant. — II. Le char se dirige de droite à gauche ; il est attelé de deux licornes et porte la Chasteté debout, et l’Amour assis, enchaîné. La Chasteté tient une palme et un étendard vert. Les femmes qui composent le cortège regardent du côté du spectateur. — III. Le char de la Mort se dirige de droite à gauche ; il a pour attelage deux buffles et est orné de quatre rangées de squelettes. La Mort tient de la droite une énorme faux. Le sol est jonché de têtes, dont deux couronnées. Deux personnages regardent la scène. Le ciel est parsemé d’étoiles. — IV. Le char de la Renommée se présente de face, comme d’ordinaire; la Déesse, ailée, aux vêtements rouge et or, sonne d’une grande trompette. Deux groupes nombreux l’accompagnent, parmi eux on distingue deux personnages tenant chacun un volume. — V. Deux cerfs traînent le char, qui s’avance droit sur le spectateur. Un vieillard ailé, courbé, appuyé sur un bâton, se tient sur le véhicule. Le cortège comprend des groupes d’hommes et de femmes. —VI. Le Père Éternel bénit de la droite et tient de la gauche un volume. De nombreux anges l’entourent.
— Bibliothèque du Vatican. Fonds latin d’Urbin, n° 683. — Manuscrit du xve siècle, d’une illustration beaucoup moins riche et d’une exécution plus faible que le manuscrit précédent. Les cortèges notamment y sont supprimés. — I. L’Amour, ailé et armé de l’arc, se tient sur un char attelé de deux chevaux blancs et qui se dirige de gauche à droite. — II. Deux licornes maigres traînent le char de la Chasteté, qui tient de la gauche une palme, de la droite un livre fermé. Derrière elle, l’Amour, agenouillé, est attaché à une colonne. — III. La Mort occupe un char à deux roues, qui va de gauche à droite et qui est attelé de deux buffles, portant un grand anneau dans les narines. La Mort tient des deux mains la faux. — IV. Le char, attelé de deux chevaux blancs (à la place d’éléphants) fait face au spectateur. La Renommée tient d’une main un glaive, de l’autre la statuette rouge d’un homme tirant de l’arc. A côté des chevaux marchent les deux adolescents traditionnels, à moitié nus, les mains enchaînées derrière le dos.
CATALOGUE
« Grolia (sic) mundi », lit-on sur la légende. — - V. Deux cerfs tirent le char du Temps, qui est le vieillard bien connu, s’appuyant d’une main sur un bâton, tenant de l’autre une mappemonde, avec l’inscription : « Africa, Europa, Asia ». — VI. Au milieu d’une gloire d'anges trône le Père Éternel, nimbé d’or, bénissant de la droite et tenant de la gauche un livre ouvert, avec l’A et l’Q. Le firmament est occupé par des figurines représentant chacune (sauf pour Saturne) une Planète, ce sont : Mercure, Vénus, le Soleil, Mars, Jupiter, Saturne. Plus bas, on voit la lune qui se couche.
— Bibliothèque Barberini. Manuscrit du xve siècle xlv, 3 7 (anc. 1557).
— Ibid, xlv, 56 (anc. 1 5 56).
— Ibid, xlv, 48 (anc. 1 555). (Narducci, p. 3-5.)
— Bibliothèque Chigi. Manuscrit du xv° siècle, L. iv— r 14 (n° 233 1). (Narducci, p. 17-18.)
— Bibliothèque Corsini. Manuscrit du xve siècle, n° 1081. Coll. 55, K. 10. (Narducci, p. 3i.)
Voy. sur ces manuscrits : Narducci, Catalogo dei Codici petrarcheschi delle Biblioteche Barberina , Chigiana , Corsiniana, Vallicelliana et Vaticana ; Rome, 1874.
Saint-Pétersbourg. — Bibliothèque impériale. P. 221-224. — Ce manuscrit semble provenir de la bibliothèque de Louis XII. Il figurait jadis à la bibliothèque de Saint-Germain-des-Prés , sous le n° i8o5. Cf. Delisle, Le Cabinet des Manuscrits, t. I, p. 124.
Sienne. — Bibliothèque communale. P. 1 58.
Trieste. — Bibliothèque pétrarquesque. P. 160.
Venise. — Bibliothèque de Saint-Marc. P. 1 53,
Vienne. — Bibliothèque impériale, n° 2649. P. 1 53, 1 5 5 , 162-164.
— IJ., n° 258i-25So. P. 220,222-224.
Voy., en outre, pour quelques manuscrits, plus ou moins richement enluminés, la Biblioteca Petrarcliesca de Marsand, p. l’ij et suiv.
peintures
Arqua. — Peintures du xvn® siècle, dans la maison de Pétrarque. P. 267.
Bologne. — Église San Giacomo Maggiore. Peintures de Lorenzo Costa. P. i5o-i5i. Planche hors texte.
Boston. — Collection Gardner. Quatre panneaux. P. 126, 129, i3o, 140, 148. Planches hors texte.
Colloredo. — Six tableaux, d’après F. Mantegna et Tondo. P. i5z, 184. Planche hors texte.
Cologne. — Musée. Deux tableaux. P. 260.
Düsseldorf. — Musée. Un tableau. P. 145.
Fiesole. — Oratoire de Sant’ Ansano. Quatre tableaux. P. 1 1 2, 149, i5o. Planche hors texte.
Florence. — Musée des Offices. Meuble circulaire, peint parMatteo dei Pasti. P. 118, 126, i33-i39.
— « Cassone », de la collection de M. de Landau. P. 1, n5, 141, 142, 146. — I. Cupidon, avec des serres d’oiseau à la place de pieds, est debout sur
le char dans la pose traditionnelle : nu, les ailes déployées, l’arc à la main. Autour de lui se pressent des adolescents et des jeunes femmes, d’un dessin très fin, dans le costume du xve siècle. Quatre chevaux blancs traînent le char. — L'idée de donner des serres à l’Amour a été empruntée par Giotto à un prédécesseur de Pétrarque, Francesco da Barberino. Voy. Zenatti : Trionfo d’Amore ed altre allégorie di Francesco da Barberino (Rome, 1901), et Palmarini, L’Arte di Giotto (Florence, 1901). — IL La Chasteté tient une palme. Sur l’arrière du char, on voit Cupidon, les mains liées, mais debout. — III. Le squelette, armé de la faux, occupe un char attelé de buffles et qui s’avance sur le spectateur.
Gênes. — Palais Adorno. Deux panneaux. P. 142,
Londres. — National Gallery. Tableau anonyme. P. 129, 1 5 r, i52.
— Ibid. Fresque de Signorelli. P. 129, 1 85, 186.
— South Ivensington Muséum. « Cassone ». P. 1 16, 117, 128, 142, 143, 145, 147.
— Ibid. Plateau. P. 146.
— Ibid. Plateau. P. 146.
— Musée Richard Wallace. Tableau. P. i32.
— Collection delà marquise de Lothian. P. 126, 129, i3o, 140, 148. — Ce panneau, les Triomphes de l’Amour et de la Chasteté, attribué à Dello, a figuré à l’Exposition de la New Gallery : 1893-1894, n° 36. Les deux cortèges se font suite et se dirigent à droite. — I. L’Amour, nu, aux ailes puissantes, debout, presque de profil, tient d’une main une flèche, de l’autre un arc. Il est placé sur une boule, occupant le centre d’une vasque remplie de flammes. Quatre chevaux, assez raides, tirent le char. Derrière marchent une demi-douzaine de personnages aux costumes pittoresques (sombreros, turbans, chapeaux à bord relevé, etc.); à côté se tient un jeune homme vêtu d’un pourpoint à larges manches; un personnage plus âgé, tourné à droite, lui fait pendant. Derrière les chevaux, on aperçoit une douzaine d’autres acteurs ou actrices. — IL La Chasteté, entourée d’une mandorla, se montre de profil, une palme à la main. Derrière elle est agenouillé l’Amour, enchaîné. Deux licornes tirent le char, qu’une vingtaine de femmes précèdent ou suivent. Au fond, comme dans le tableau précédent , se développe un paysage, bordé de montagnes aux cîmes escarpées.
Par suite d’une confusion, il a été dit (p. 148) que le panneau de la collection Lothian était entré dans la collection de Mme Gardner, à Boston. Il importe de rectifier ici cette erreur. Le panneau en question diffère sensiblement de celui de Mme Gardner; les costumes, entre autres, sont plus archaïques.
— Collection Wagner. Plateau. P. 146, 148, 182.
— Collection lord Wantage. Coffre. P. 148.
Mayence. — Deux tableaux. P. 144-145.
Milan. — Ancienne collection Morbio. Plateau. P. 144.
New-Haven (Amérique). — Collection Jarves. Plateau circulaire. P. 129, 148-149.
CATALOGUE
Paris. — Ancienne collection Artaud de Monter. Plateau circulaire. P. 144-145.
— Ancienne collection Cernuschi. Plateau, p. 144.
Richmond. — Ancienne collection F. Cook. « Cassone » attribué à Piero délia Francesca, mais trop médiocre pour sortir de son pinceau. Voici la description de cette peinture, qui représente le Triomphe de la Chasteté. Au premier plan, on voit un char carré , à fond rouge ornementé et à roues bleues. Sur l’ornement, en forme de coupe, posé sur la plate-forme du char, la Chasteté est assise, une palme dans la droite. Le char est traîné par deux licornes rousses, à la crinière épaisse comme celle de lions; il est précédé par une jeune fille tenant une bannière rouge enrichie d’une hermine blanche; six autres jeunes filles la suivent; celle de gauche, du premier groupe, tient une baguette. Dans le fond, à droite, sur une montagne, se développe une ville forte; plus loin s’étend une mer parsemée d’îles défendues par des forts ; à gauche, on voit des montagnes, des arbres et d’autres forts. P. 148.
— Frises attribuées à Bonifazio Veneziano. P. 188.
Rome. — Palais Ruspigliosi. Tableau de Lorenzo Lotto. Prétendu Triomphe de la Chasteté. P. 186.
— Deux frises du Tempesta. P. 61, 83, 265-
Sienne. — Académie des Beaux-Arts. Quatre panneaux faussement attribués à A. Vanni. P. 123, 126 et 141.
Trieste. — Bibliothèque pétrarquesque. Deux « cassoni ». P. 140, 144, 146.
Le premier, composé de deux panneaux (long., im4o; haut., om4i), subdivisés chacun en trois compartiments, date de la première moitié du siècle et appartient à l’Ecole florentine. Trois Triomphes , ceux de l'Amour, de la Chasteté et de la Renommée, sont gravés dans l’ouvrage de M. Hortis ( Cata logo delle Opéré di Francesco Petrarca esistenti nella Petrarchesca Rossettiana di Trieste, p. 214- 215).
Le second panneau (1 m. 66 sur om43), appartient à une époque postérieure, comme le prouve la date 1468, inscrite sur une tablette tenue par un personnage, à droite du char de la Renommée. L’ouvrage de M. Hortis contient une gravure de ce dernier Triomphe. — Il est à souhaiter que l’ensemble de ces panneaux si curieux soit publié à bref délai, à l’aide de la photographie.
Turin. — Pinacothèque. Tableau. P. 142-143, 146, 1 5 1 .
— Plateau. P. 143-144.
Vienne. — Musée impérial. Quatre tableaux de Bonifazio. P. 118, 186, 188.
— Galerie Schwarzenberg. Tableau. P. 267.
Weimar. — Galerie. Deux tableaux de Bonifazio. P. 186 et ih8.