‹ PétrarqueChapitre 26 sur 252 · Hoc est saxum miræ magnitudinis aheneisque · texte numérisé non relu

Hoc est saxum miræ magnitudinis aheneisque

leonibus innixum, divis imperatoribus sacrum; cujus

in vertice Julii Cæsaris ossa quiescere fama est. »

4. « Hoc Praxitelis Phidiæque extans in lapide tôt jam sæculis de ingenio et arte certamen. »

5. Clavel, Arnauld de Brescia et les Romains du XU* siècle, p, 161. Paris, 1868. Cf. p. 23i-252, 254.

6. Hemans, A History of médiéval Chrislianity and sacred Art in Italy, p. 2 66. Londres, 1869.

au milieu de ces débris glorieux, de ces ruines splendides, de ces souvenirs impérissables

Son admiration pour les chefs-d’œuvre du paganisme ne fit pas oublier à Pétrarque les vénérables fondations laissées à Rome par le christianisme. Il visita plusieurs fois les catacombes % et ne manqua jamais d’accorder un souvenir aux basiliques du Latran, du Vatican, de Saint-Paul-hors-les-Murs, de l’Ara Cœli h

Dans son épître à Clément VII, il supplie ce pape en termes touchants de veiller sur tant d’églises romaines à moitié détruites : le Latran, Saints- Nérée-et-Achillée, Sainte-Balbine, l’Ara Cœli et diverses autres.

C’est ici le moment d’examiner l’attitude du poète-archéologue vis-àvis des amateurs ou des artistes romains.

A Rome, ses efforts, plus ou moins platoniques, se rencontrèrent avec l’initiative toute pratique prise par Cola di Rienzo. Comment ces deux hommes célèbres se comprirent-ils et s’aidèrent-ils ?

Rienzi (né en 1 3 10, par conséquent de six ans plus jeune que Pétrarque), avait peut-être eu l’occasion de voir celui-ci lors de son couronnement au Capitole, en 1342. A coup sur, il se lia avec lui l’année suivante, lorsqu’il se rendit à Avignon, avec d’autres ambassadeurs romains, pour présenter ses hommages au nouveau pape Clément VI. Dès lors, les éloquentes objurgations du grand patriote italien avaient enflammé l’imagination du jeune ambitieux.

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