‹ PétrarqueChapitre 40 sur 252 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

la fondation favorite de Galéas II'. Plus d'un manuscrit, entié de la bibliothèque de Pavie à la Bibliothèque Nationale de Paris, et parmi eux le De Rebus memorandis [ fonds latin, ri 606g1 2 * * ), témoignent de son intervention5.

Pétrarque reçut-il quelque impulsion nouvelle de l’étude des œuvres d’art réunies dans le Milanais, ou bien eut-il l’occasion de peser sui 1 évolution des artistes indigènes ? Il nous de laisse ignorer.

Peut-être une des peintures du château de Milan, représentant la Renommée (« Vana Gloria»), en compagnie de différents héros antiques ou modernes, frappat-elle son attention. Ne traita-t-il pas, dans ses Triomphes, le même sujet? Mais ce n’est là. qu’une hypothèse.

En échange, d’autres peintures, d’un caractère caricatural (analogues à celles que Rienzi avait fait exécuter à Rome), obtinrent de lui une mention peu flatteuse. S’adressant, en 1 35Ç, à un moine qui s’était érigé en dictateur de Pavie, comme Savonarole s’érigea par la suite en dictateur de Florence, — nous voulons parler de Fra Jacopo Bussolari^Sil lui apprend que déjà ses aventures commencent à être peintes dans les palais des grands, et que lui-mêmerisque d’y voir perpétuer ses traits'.

C’est également pendant son séjour à Milan que Pétrarque eut la joie de voir traduire en peinture une de ses descriptions poétiques. Il avait envoyé à Giovanni de Parme, compagnon du fameux capitaine Luchino del Verme, une composition allégorique : un arbre symbolisant la Vertu. Son correspondant prit plaisir à faire rendre palpable, à l’aide du pinceau, l’esquisse poétique tracée par le maître, et lui envoya une sorte de mappemonde qui contenait probablement au centre l’arbre magique1.

LE REGISOL

D’après la gravure du Sanctuarium Papia’, de Gualla (i5o5).

A Pavie, Pétrarque se prit de passion pour la fameuse statue en

1. Marquis d’Adda, lndagini sulla Libreria del castello di Pavia.

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