‹ PétrarqueChapitre 39 sur 252 · Itinerarium Syriacum, éd. de i58i, p. 56o · texte numérisé non relu

Itinerarium Syriacum, éd. de i58i, p. 56o

éd. Lumbroso, p. 07. L’ Itinerarium Syriacum

a été réimprimé par M. Lumbroso, dans les Atti

délia Reale Accademia dei Lincei. Sérié quarta. Rendiconti, t. IV, Ier semestre 1888, p. 390-403; et dans les Memorie italiane del buon Tempo anlico, du même auteur, p. 16-39. Turin, 1888.

3. « Apud Formias adhuc duæ seu très magnæ supereminent ruinæ. » ( Itinerarium Syriacum , éd. Lumbroso, p. 3q.)

4. « Sibyllæ Cumanæ domus maxima, super horrentem Averni ripam cernitur, jam senio semi-rupta, habitatore quidem nullo, sed variarum volucrum nidis frequens. » [Itinerarium Syriacum , p. 35.)

5. « Quod nulla tamen amœnior, nulla frequentior, quam Baiarum statio : quod et scriptorum illius ævi fides et ingentes murorum reliquiæ testantur. » [Ep. fam., livre V, ép. iv; éd. Fracassetti, t. I, p. 262.)

«Ultra MisenumBaiæ sunt situ... longe amœnissimo, ut non immerito hybernæ Romanorum deliciæ videantur fuisse, quod et marmoreæ testudines calidis fontibus superjectæ, et murorum reliquiæ indicantur. » ( Itinerarium , éd. Lumbroso, p. 35.)

6. « ...Civitatempervetustam sedrecenti et décora specie et licet in piano sitam, non tamen, ut magna pars urbium paucis turribus, sed totam simul eminentissimis ædificiis apparentem... » [Itinerarium Syriacum , éd. Lumbroso, p. 3i.)

A Parme, il relève une inscription encastrée sur la façade du dôme :

Parma aevo collapsa sui monumenta Macrobi Ostentat, vêtus usque novo me carminé saxum Nobilitare jubens 1 .

De même que nous l’avons fait pour Avignon et pour Rome, nous avons pensé qu’il y avait intérêt à consacrer des paragraphes spéciaux au rôle exercé par Pétrarque dans la haute Italie, principalement à Milan, à Pavie et à Padoue. Ce fut là, véritablement, que les germes déposés dans l’esprit du prince des humanistes fructifièrent et mûrirent.

Tout le monde reconnaîtra que, du moment où l’auteur du Cancanière ne pouvait ou ne voulait pas résider à Florence, nulle capitale italienne n’était en mesure de rivaliser avec les cités entre lesquelles il faisait la navette : Milan, Pavie, Padoue ou Venise.

Pétrarque, il serait superflu de le répéter, apportait avec lui bien des enseignements, dont ses hôtes ne tardèrent pas à profiter. Mais n’avait-il pas, à son tour, quelque chose à gagner à leur fréquentation ? La haute Italie était un milieu bien autrement intellectuel que la Ville Étemelle. Grâce à la prospérité générale, grâce aussi à un entraînement savant, parfois troublé, jamais arrêté par les luttes politiques, plus d’une discipline, à commencer par la philosophie, s’y était développée, avait fleuri. L'averroïsme, il est vrai, si odieux au poète, dominait à l’Université de Padoue. Mais, en échange, combien d’autres éléments de progrès!

A Milan ( 1 354- 1 36 1) et à Pavie ( 1 3 63 , x 365 , 1 368) , le séjour de Pétrarque fut marqué par ses relations avec les Visconti, ces tyrans aussi intelligents que cruels: l'archevêque Jean (T 1 354), Barnabé, Galéas II. On sait quelle tache l’intimité avec de tels despotes a jetée sur le caractère du poète; ses amis, à commencer par Boccace, la lui ont souvent reprochée2. Il est donc superflu d’y insister ici. Bornons-nous à rappeler quelle part Pétrarque prit à l'organisation de la merveilleuse bibliothèque de Pavie,

i. De Nolhac, Pétrarque et l’Humanisme, p. 430. — A Parme, Pétrarque habita d’abord une maison qu’il avait achetée, « repostam ac tranquillam nactus domum, quæ postea empta, nunc etiam mea est » (Epist. fam., t. I, p. 10); ensuite une autre située près de l’église San Stefano, et qui appartenait à la

cathédrale. (Livi, Atti e Memorie delle RR. Députa poni di Storia patria per le Provincie dell’ E milia, p. 291-299. Modène, 1878.)

2. Voy. le Pétrarque de M. Mézières,éd. de 1895, p. 385 et suiv. — Cf. Zardo, Il Petrarca e i Carraresi , p. 8-9. Milan, 1887.

Page 1