‹ PétrarqueChapitre 51 sur 252 · Heffner, nos 29, 48-49, 62, 63, 128, i38,pl.x,n · texte numérisé non relu

Heffner, nos 29, 48-49, 62, 63, 128, i38,pl.x,n

Comment Pétrarque a-t-il pu voir dans cet édifice, tout de convention, « des temples superbes, des murailles, en un seul mot l’effigie sacrée et vénérable de la Ville Éternelle » ? Ou bien l’épreuve de la bulle d’or dont il parle ne serait-elle point parvenue jusqu’à nous ?

L’influence de Pétrarque s’étendit jusqu’à Vérone. Ce fut certainement sous son inspiration que Jacopo Avanzi peignit, au château de cette ville, deux « Trionfi », dont, à un siècle de là, Mantegna admirait l'exécution

Dans la haute Italie, bien plus qu’à Avignon, Pétrarque eut donc la satisfaction de voir les artistes s’attacher à ses pas, s’appliquer à mettre

en œuvre ses préceptes, à traduire ses créations. A la cour des Papes, le domaine de l’art était forcément borné:

il ne pouvait guère sortir du cercle plus ou moins étroit des représentations religieuses. Il en allait tout autrement des capitales si profanes de Milan, Vérone ou Padoue (nous ne parlons pas de Venise, où la tradition byzantine conservait tout son empire).

C’est là véritablement que des horizons nouveaux s’ouvrirent à l’imagination que Pétrarque, pouvait espérer de co imagination, les peintres.

LES PRINCIPAUX MONUMENTS DE ROME AU XIVe SIÈCLE

(Miniature du manuscrit de Darmstadt.)

:s artistes, et qu’un librettiste, tel uérir à ses idées ses confrères en

Nous avons à examiner ici une question importante, qui se rattache étroitement au sujet de notre livre : Pétrarque a-t-il, par ses conseils, favorisé la renaissance de l’art du médailleur, tel que celui-ci se manifeste dans la haute Italie vers la fin du xive siècle ? L’affirmative a été admise sans difficulté par les plus récents historiens de cet art. Nous serons moins absolus. Un examen impartial des faits nous autorise à soutenir que, si Pétrarque a puissamment contribué, par son exemple, à favoriser le retour aux traditions numismatiques de l’antiquité, il doit partager le mérite de son initiative avec au moins deux collectionneurs, ses contemporains, sinon ses aînés.

i. « Jacopo Avanzi, pittore bolognese, fu nell’ opéré di questa sala (le palais de Vérone) concorrente d’Aldigieri ; e sotto le sopradette pitture dipinse, similmente a fresco, due trionfi bellissimi, e con tanto artifizio e buona maniera, che affirma

Girolamo Campagnuola, che il Mantegna gli lodava corne pittura rarissima. » (Vasari, éd. Milanesi, t. III, p. 684. — Voy. aussi le travail de M. de Schlosser, Ein veronesisches Bilderbuch, p. 181.)

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