‹ PétrarqueChapitre 59 sur 252 · Ep. fa.mil. Var. xv. — Ep. sen ., livre XI, ép. xvi · texte numérisé non relu

Ep. fa.mil. Var. xv. — Ep. sen ., livre XI, ép. xvi

4. « Exspirantium imagines .... qualem nos hic unam habemus præclarissimi artilrcis. » — De Nolhac, Pétrarque et l’Humanisme , p. 277.

Damas'. En toute circonstance, en effet, il se montre un adversaire acharné du luxe.

Sur le dressoir de la salle à manger, se prélassaient la coupe en or ciselé, don de l’empereur Charles IV", et probablement aussi le gobelet légué par la suite à Lombardo délia Seta. Au mur était suspendu le luth dont maître Thomas Bambasio de Ferrare devint le possesseur après la mort du poète1 2 3.

Pétrarque se proposait, en outre, de faire élever, à Arqua, un petit oratoire en l’honneur de la Vierge. 11 en parle dans son testament, daté du 4 avril 1370', et y revient dans une lettre écrite en 13723 5.

Dans ce testament, écrit à Padoue, l’art occupe une place digne d’un tel esprit.

A François de Carrare il lègue la Madone , peinte par Giotto, et qu’il tenait de son ami Michel Vanni, de Florence. Les ignorants, ajoutet-il, ne comprennent pas la beauté de ce tableau, mais il remplit d’admiration les maîtres de l’art. « Puisse ( ce sont les termes dont il se sert ) cette Vierge bénie intercéder pour mon magnifique seigneur de Padoue, auprès de son fils Jésus-Christ6. »

Giovanni Dondi dell’ Orologio reçoit 5o ducats d’or pour s’acheter un petit anneau qu'il portera au doigt. (Il s’agit évidemment d’un anneau enrichi d’une pierre précieuse ou d’une pierre gravée, car cette somme de 5o ducats représenterait, pour le moins, 3 à 4.000 francs de notre monnaie.)

Lombardo délia Seta gardera comme souvenir le petit gobelet rond en argent doré7.

1. « Nunc Damascus, inde hodie vasa mittuntur vestros captura oculos animosque. » ( De Remediis, livre I, dial, xi.ii.)

2. « Cratera pretiosissimum, quem mihi auro solidum atque asperum signis, ut Virgilii verbis utar, non meæ quidem sed tuæ sortis munus eximium destinasti... Vasculum insigne materia, insigne artificis ingenio, sed super omnia ore Cæsareo consecratum. » (Ep. faut., éd. Fracassetti, t. III, p. 2o5.)

3. « Magistro Thomæ Bambasio de Ferraria lego leuthum meum bonum, ut eum sonet non pro vanitate seculi fugacis, sed ad laudem Dei æterni. »

4. « Si ... Arquadæ, ubi ruralis habitatio mea est, diem clausero, et Deus tantum mihi concesserit quod valde cupio, cappellam ibi exiguam ad honorem Beatissimæ Mariæ Virginis extruere, illic sepeliri eligo.»

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