‹ PétrarqueChapitre 82 sur 252 · Sonnet xi.ix · texte numérisé non relu

Sonnet xi.ix

2. « Quid autem insanius, quant non contentum præsenti illius vultus effigie, unde hæc tibi cuncta provenerant, aliam fictam illustris artificis ingenio quæsivisse, quam tecum ubique circumferens haberes, materiam semperimmortalium lachrimarum? » [De Contemplu inundi , dial, ni, p. 6-7.)

4. « El retratto de Madonna Laura arnica del Petrarca fu de mano de ... tratto de una santa Margarita, che è in Avignon sopra un muro, sotto la persona délia quai fu ritratta Madonna Laura. » (Notizia d'opere di disegno, éd. Morelli, p. 18-19, x3o, Bassano, 1800; éd. Frizzoni, p. 5o, Bologne, 1884.)

5. «Dopo vari casi e perigrinazioni mi sono condocto qui in Avignone con Bernardo, il quale sta benissimo. Siamo suti ricevuti da Lorenzo Strozzi tanto gratamente che più non si potrebbe dire : parmi essere in uno paese di promissione, abondantissimo d’ogni bene che si po desiderare in questo mondo, in modo che non bisognava manchomente ad ristorare el tempo passato.

» Infra l'altre cose mi trovo al riscontro ad una casa, la quale è del proprio sangue di che fu Madonna Laura del Petrarcha, dove infra Paître gentili donne ve n’ è una che agli occhi mia non apparse mai cosa si bella, né allei mancha altro di Laura che il nome, veramente in modo che e sonetti vanno attorno. E se io ti parrô al mio ritorno uno altro

L’ICONOGRAPHIE DE LAURE

Qui sait si la copie du portrait de Laure, conservée dans le cabinet de Bembo, à Padoue, n’est pas précisément celle que Jean Ruccellaï se proposait de faire exécuter pour l’envoyer, à Venise, à son ami Lorenzo Strozzi ?

Parfois aussi l’on a cru retrouver l’effigie de Laure dans une des fresques de la chapelle Saint-Jean, au Palais des Papes d’Avignon'. On y voit, dans l’embrasure de la fenêtre sud-est, donnant sur la cour dite du Gymnase, un fragment de procession, comprenant trois femmes : l’une, de profil, vêtue de bleu ; une seconde de trois quarts ; enfin une troisième de profil, fort jolie, aux cheveux blonds bouclés retombant sur les épaules. Ce serait la première qui représenterait Laure.

Bien que cette fresque n’ait rien à voir avec Simone di Martino, et qu’elle ne se rapporte pas davantage à l’amante de Pétrarque, nous avons jugé à propos de la faire reproduire ici : elle a du moins l’avantage de nous montrer le costume des contemporaines de Laure.

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