‹ Pétre Ivanovitch, suite du Gilblas russe (volume 2)Chapitre 35 sur 43 · LE CHASSEUR A CHEVAL · texte numérisé non relu

LE CHASSEUR A CHEVAL

Mais, n'est-ce pas au$si de la cavalerie de notre arme qui a réparé la faute ?

LE VIEUX VOLTIGEUR

Oui, avec nos fusils !

LE VIEUX GREITADIER.

£h bien ! eh bien ! allez^vous encore vous quereller ?

LE VIEUX VOLTIGEUR

De par tous les diables ! il faudra en venir à nous battre entre nous. Le lendemain de la bataille d'Ostrerwno , il nous a été promis une affaire générale, et qu'est-il arrivé? L'armée russe s'est retirée tout doucement sans nous laisser, corbleu, une baïonnette de paille !

LE VIEUX GRENADIER

En effet , camarades , quel ordre dans leur ânxiée! dans le camp qu'ils ont abandonne, nous n'avons pas trouvé une charrette cas-

PETRE IVANOVITCH. 2ï3

sée, pas un seul fusil... Nous n'avons eu pour trophée qu'un soldat russe qui, soit de chagrin , soit de joie, était si saoul qu'ils avaient été obligés de l'abandonner. Il serait curieux de voir ce qu'il est dit de cela dans nos bulletins.

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