‹ Pétre Ivanovitch, suite du Gilblas russe (volume 2)Chapitre 40 sur 43 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

rAGE 66 y NOTE I ( omise dans le texte).

En tout, 1,187,000 hommes que M. Boulgarine donne pour le cLîfjTre des troupes françaises et allîëes entrées en Russie, à la suite de Finyasion de 1812. L auteur exagère de moitié, comme on peut le voîir par l'ctat sommaire des troupes qui ont pene'lré en Russie depuis le commencement des hostilités jusqu'à réyacuation du territoire russe ^ état annexé à l'ou* Ti^ge.de M. de Ghamhray,qui porte pour chiffre to* tal : 610, o58 hommes, et 183,71 1 chevaux.

Les 1,187,000 hommes sont présentés par M. Bou* tourllne comme le chiffre total des troupes françaises et alliées dont l'empereur pouvait alors disposer ^ en y comprenant son armée d'Espagne; et cet historien porte celui de l'armée russe à 400,000 hommes de troupes réglées « auxquelles il convient d*a jouter , dîtil y plus de 70,000 hommes de garnison , et au moins 100,000 hommes de troupes irrégulières.

Le fait est qu'à l'ouverture de la campagne l'armée d'invasion était. forte de 497)OOo combattans , dont So^poo de cavalerie; mais le désordre, la maraude, hi fatigue^ les mauvais chemins et les maladies l'eurent bientôt affaiblie de plus d'un quart.

M. Boulgarine , qui paraît avoir suivi de préférence le récit de M. de Ségur dans tons les détails stratégi-

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reconnaissance des rives du Nîëmen, ^r l'emperènr lui-même , avant le passage de ce fleuve ; les lecteurs peuvents'en convaincre en je'ant les yeux surTIntroduction du chapiurt II dulî¥re 4 de cet auteur, que nous avons jugé utile de rapprocher de Tin vent/on du romancier.

« La grande-armëe marchait au Kî^men en trois masses sëparëesi Le roi de Wesl pliai ie,- avec SOypoo bommes , se dirigeait sur Grodno ; le vice-roi d'Ilali^^ avec ^5,000 hommes , sur PiJonjr; M^polëon» a.T£e 230,000 hommes , sur Nogaraîsky » ferme située âitroif lieues au-dessus de Kowno. Le 2? juin, avaol le jour, la colonne impériale atteignit le Kiëmen , m»is sans Je Toir. La lisière de la grande (brél prussieoncide Eilwîsl^y et les collines qui' bordent le fleuve cadb^iâpl cette grande armëe préttè à le franchir»

a P^apblëon , qu'une voiture avait transporte, jjifque là, monta à cheval à deux heures du matin. 11 reconnut le fleuve russe, sans se dëguîser» comme on Tt dit faussement, mais en se couvrant de la nuit pour franchir cette frontière ^ que, cinq mois après,. il.oe put repasser qu*à la faveur d'une, même ohs£urltë» Comme il paraissait devant cette r'tyCf son cliev;il ftV battit tout-à-coup, et leprëcipila sur k) sable. UoeY^îz sVcria : n Ceci est d'un mauvais pi^ésagç; uu Roiom 9 reculerait! » On ignore si ce fut lui ou quelqu'un, de sa suite qui prononça ces mots. {Ne Aerait-cepas Tiaia^ gînation poétique de M. de Sëgur?)

» Sa reconnaissance faite, il ordonna :au'à la jchvte ^ jourfiuivanJt trois ponts f!uss0ntjSiié$.6UÊrle fleuve.

^pr48.d[q.tilJlfgt:deCoiiiéiiieii; |MmiJUt4Klm.4bBMttt jgiMHiei: ^^àù^ jL.jmsm.IiniU 4:ei(^ Jonriitf^ ^itani^ Jmis

^ junnsibree dniu. unair Àmmohilp ^ au«ioili«a d'une «tJÎa- . Jfiur lourde « et cJierciuiD t en ^a ie .repos. ,

» Dés que la .nuil fut revenue «il se .rapprocha .du JDeuve^£e foreniqttelque&j^peurs ,. dans une nacelley ^.qui.Jc.tra^rerserenl d'abord. Étonniés ^ ils abordenl |. . et descendent.sans obstacle sor la mre russe» Uy.its ^ trouYent la paix ;.e^estide leur cétë qu'est ia. gueire s , iout est icelme eur celte lexre i^trangiàre qu'ooJeuffak a ..dépeinte SI menaçante. Cependant un simple. ofû«i^r ..de Cosaquçs , commandant une patrouille rSÇi^résenfte , kientiôt à eux. Il esi-seul , il semble se croire ei^ pleine .^l^ix^et ignorer que l'fiarope .entière en armes mt . .deff aatlui..Il.cLemaiide.à «es eUsni^s^qui iissont»«^— « Franfaifl» ». lui. trépondirenUîls. — -< «v Que yauj^-^ ^ ». TOUS ? «reprit cetoi'fîoier^ « et pourquoi veBee*v#fis j» ^nlUissie? » l^n sapeur lui répliqua, bru^uemewt s . «.Tous iaîre le guerre j, prendre Wilne ! . déHmstr^J.^ » Pologne! n £t le Cosaque «e ^retire ^ et^ disparaît def» les bois I sur lesquels trois de nos soldats , emportes d'ardeur, et pour sonder la forêt, déchargent leurs armes.

» Ainsi , le faible bruit 'de trois coups de feu , auxquels ou ne répondit pas, nous apprit qu'une nouvelle campagne s'ouvrait^ et qu'uae. grande invasion e'tait commencée! »

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. Jl e fMuru » en i&99.(e^s Fr*4i0uis ; îe-lK <ie tit7|^}f un ouvrage de M. J^^ereeu^ aoeîe^ ehîriir||^MMU*

l52 NOTES.

naîre de Madame-Mére, et premier chirurgien de Tîni- |Mfratrice Marîe-Louîse^ intitule: Napoléon à Sainte^ Hélène , dont nous croyons devoir rapporter les conclafîons, entièrement opposées à cette opinion d'un cancer héréditaire ^ SI gënëralement regardée comme la cause de la mort de l'empereur. Les voîcl :

« De tout ce qui précède , il résulte , i* que Tempe* reur n'est pas mort empoisonné , comme c'est encore l'opinion la plus généralement admise aujourd'hui; 1* que la maladie dont il est mort était évidemment une gastrite chronique, maladie qui n'a jamais été regardée comme héréditaire» et que les traces qu'elle a laissées sur l'organe qui en était le siège ont été mal â propos confondues avec Celles d'une affection cancéreuse; Z* que non seulement Tinfluence du climat (de Sainte- Hélène) a suffi pour occasioner la maladie dont il est mort y mais qu'elle avait même tellement altéré sa con- -f titution que sa fin prochaine était inévitable; 4* 9"^ les vexations auxquelles il fut en butte sous le Wre de restrictions , et sortout l'eareur de ses miEobcins, ont concouru à hâter sa mort. »

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