LE SOLDAT
Moi, je n'entends rien aux conseils de commune. Qu'on batte l'alarme, et c'est différent , je suis là. Mais de quoi est-il donc question ?
UN PAYSAN
C'est que, vois-tu, nous voulons marcher s*ir les Français. Le& damnée qu'ils sont , ifs vienneqt rôder 4éjà jusque dan» nos endroits.
I£ COUPAT»
Eh biep! qqçl conseil y a-t-U à prendre là? Tenez- vous droit* en ligne, arme au bras, pas accéléré % marche I En avant * hQura ! et voilà tout.
PBTftB ivawovitcb. *3
LE STAROSTK (a). >
Eb ! voilà justement la difficulté , Mironitcb ; c'est de se tenir droit, de s'aligner , de mettre l'arme au bras ; comme nous ne savons rien de tout cela , nous nous consultons sur les moyens de poiiToir l'apprendre.
M SOLBAT.
Voyez, la grande affaire ! qu'on me donne un bâton , en cinq minutes je vous fais soldats accomplis. Çà, camarades , en ligne !
LE STAROSTE
Uo moment, Mironitch; il faut d'abord élire un chef, un homme qui sache comment et où nous conduire, un homme, d'ailleurs, qui se il lettré pour qu'il écrive à qui il sera besoin. Ceci est le point important.
L* SOLDAT
Vocis*éftea des gens bien avisés t H leur font un lettré t c'est admirable I Àvez-vous, éHesmoi, des fusils et de la poiidre? Saches dmc
(#} I*sUtott»est l'ssstie»» sorte de fefc-pey*"-* y m en BossU des iiUages considérables où le sUrQ6te.se tranrentêlre espèce dé monsieur, est appelé 8owrgm$êtr*% ce qui le rend de? bx Meà (hesjnl les modestes
qu'on n'envoie pas aux ennemis, pour bien faire, des feuillets de l'alphabet, mais de bonnes balles... et en avant la baïonnette !
LE STAROSTE
C'est vrai pour nous , mais celui qui commande doit savoir faire de l'écriture. Nous avons peu de fusils , et de poudre encore moins. Il faut écrire aux seigneurs et à l'aui torité pour qu'on nous aide... Comprendstu à présent?