‹ Pétrograd, 1917-1919Chapitre 1 sur 10 · Pétrograd, 1917-1919 · texte numérisé non relu

Pétrograd, 1917-1919

* € lé d » . % L ÿ LAT NE ER 4 RO AU Le À, Pr L ’ ; JE TRUE AU 1 1 L LU AR SANT à Re | * Me CU al AVS VE K, LE AN L Æ af q Mo e De E L L ANUS, Ses ss : m s2S 5 tm ls de Lg A hi me . ESPÈRE RS TETE IPN RE ” . Dee ==

Soldat, Marin, Ouvrier, Camarade Français!”

or Entente maintient. “depuis de longs mois,

4 autour de la Russie révolutionnaire un blocus impla-.

… cable qui a pour. but de réduire par la famine el. par l'isolement. les OUUFICFS. et les PERS socialistes qusses. |

Il Aucune nouvelle d'Europe ne ; peut nous parvenir la: directement. Et pendant qu'on nous calomnie quott- | diennement dans toute la grande presse européenne, “ NOUS ne pouvons donner à l étranger aucune infor-

mation exacte Sur ce que nous voulons, sur. ceque |

1 nous faisons. Nous sommes bäillonnés. en présence de. n0S ennemis. e j

ÎL. Si tu veux Servir selon les. moyens 2 cause de Jet la ESS fais lire nos publications et fais-les par-

l - venir dans ton pays à les amis, aux RRURE aux militants révolutionnaires.

PÉTROGRAD . a

La ville de Pétrograd fut la première à lever l'étendard dé la révolte en 1905 ainsi qu’en fév- : Le rier et en octobre 1917. Dans trois révolutions il ES Pétrograd a tenu la première place. | | : Nulle part en Russie le pouls de la lutte pro létarienne ne bat avec autant de force qu'à

Pétrograd. ne Vie Fe | Je me souviens de mes premières impressions i:

de Pétrograd, quand j'y revins au printemps de . 1917, après huit ans d’exil. J’eus alors l'impres- Sion d'avoir été subitement précipité dans un Creuset ardent, dans un brasier où les clas- ses sociales ennemies se faisaient une guerre Sans merci. La mer prolétarienne déferlait autour de moi, les passions bouillonnaient et l'on avait le , pressentiment de la proximité du moment où la lutte des classes allait revétir une forme plus

Met :

… , âpre encore, celle de la guerre civile, A . En tout temps, Pétrograd fut à l'avant-garde Feet ” de la Russie, la devançant toujours, au moins de 10 quelques mois. Le plus souvent, la capitale se voyait forcée de ralentir son travail pour permebtre aux renforts de la rejoindre. Ainsi se pas- saient les choses avant la révolution d'octobre. Ainsi elles se sont passées depuis... RUN

| Nulle autre ville en Russie, nulle autre ville n. - au monde, n’a souffert autant, n’a été aussi éprouvée, | "+4" :, que Pétrograd pendant les années LATIN. ES La disette, trois évaçuations, trois Ro dés. 30

TE

: tariat.

GATE, ; Ve a AFS De dt | z ? = SE ne Sa 21 0f FOAt LAS HR he : ; ; 5 ET à 2 ne QI HET PE 7 si 2 11€ PL va. Ms Pan 2 KA S TEL ; %. 4 % V TEL EXT F Eu » À F3: TO RNA PA nr. * 7 LANTERNE

la contre-révolution, les assassinats des ; leaders

X à RS PT nt MAR Te

ouvriers (Volodarsky et Ouritzky), les complots

‘+ des: socialistes-révolutionnaires de droite et— de gauche, le choléra, la trahison de Krasnaïa- Gorka,—-quelle suite d'épreuves! ce à HER

Pétrograd cependant a toujours tenu ferme.

A l'heure présente, au deuxième anniversaire de la révolution prolétarienne, Pétrograd est debout, …

plus solide que jamais. Les privations, les malheurs,

les souffrances, la famine, toutes les calamités

.… imaginables — n’ont eu d'autre résultat que ‘de

tremper davantage l’âme de son héroïque prolé-

Pétrograd avait sa! droite et sa gauche. Des

— masses ouvrières s'y concentraient. Elles s'y éprou- vaient aux brasiers des fabriques et des usines,

elles se disciplinaient dans la grande ville, elles

y trempaient leur esprit, elles y formaient l’ava nt-. garde dé la Russie: ouvrière. me

Mais ce même Pétrograd avait son pôle.

opposé. Pendant des ’dizaines d'années, tout un. “monde de fonctionnaires et toute une bourgeoisie “entourée d’üne nombreuse domesticité Sy concentrérent. Nulle autre ville ne posséda tant de Ai vieux bureaucrates. Nulle autre ville ne posséda tant de bourgéois d'élite, de propriétaires fonciers, ‘de ploutocrates. ‘Après deux ans de révolution, prolétarienne, on trouve encore à Pétrograd les ‘traces de cette concentration de bourgeois et de 'fonctionnairés. Et: la main de fer de la révolution

a cependant fait un grand nettoyage. C’est à Pétrograd que le prolétaire remporta sa. victoire finale. L'esprit prolétarien plane toujours sur là

‘ville révolutionnaire demeurée, parmi les pires souffrances, noble et grande. | F

LA Las i

‘! Le génie prolétarien a remporté à Pétrograd ‘la plus grande victoire morale. | Les

Plus les jours que Pétrograd: vivait étaient

durs et noirs, et plus son prolétariat donnait de

AS A OR de han r du qe preuves de la richesse de ses forces morales.

. Aux heures terribles des forces nouvelles surgis- : saient comme par enchantement de .son sein et. . l’ouvrier de Pétrograd tenait victorieusement contre tous les ennemis. acharnés après lui. Pétrograd étonne. Pétrograd est, en vérité, comme une citée * érigée sur une montagne. Pétrograd brille et luit ainsi qu'un phare, et sa lumière brille pour tous - ceux d’entre les travailleurs qui pensent, pour tous les ouvriers et les paysans de Russie. do.

Parcourez les rues et les places publiques de - Pétrograd. On peut dire, en vérité, que chaque … » pierre y appartient à la révolution russe.

. Voici la place du Palais d'Hiver où se sont déroulés les événements du 9 janvier 1905. Voici - ee le Palais d'Hiver lui-même que l'assaut des pro- no. . létaires les plus vaillants emporta de haute lutte

se

Dai dE", <i ar it DE EE D ARR 5 NT RER RP RE A ER FR RS ET TPE DE TS

le 25 octobre 1917. Voici le Palais de Tauride 5 (aujourd’hui Palais Ouritzky) où siégeait la Douma …

d'Empire réactionnaire, où fut plus tard dissoute la Constituante de triste mémoire, — où se forma h 1: pour la première fois, le 8 juillét 1917, la‘majo.… Fe rité bolchéviste de la section ouvrière du Soviet. Voici, près de la Porte de Narva, un édifice où, , au mois d’août 1917, le 6-me congrès du Parti Fa Communiste russè tint ses assises à peu prés clan- destines. Voici l’école des aspirants militaires où de jeunes hobereaux tsaristes en embuscade tentè- | rent de fusiller la révolution ouvrière. Voici enfin, : - : Smolny, quartier-général de la plus grande révo- lution prolétarienne. Il semble ,que l’on ‘entende RS encore dans la grande salle de Smolny vibrer les. échos ües discours historiques qui y furent pro- | NONnCéS. . . in men Que de fois nos ennemis crurent déjà avoir à conquis Pétrograd rouge! Plus de dix fois les Un. radios anglais et français ont annoncé au monde __* que les Finlandais avaient occupé la ville de Pierre. 4 Que. de savants projets élaborés par les génies

Es

ne. nié |

NT PTT

\ Er \: de É 1* É à + MOTS SC SARA SE } É s L M:

Re ROM TPE NL “ ce k £ À î d

e ' 5 a # Hire Ÿ YF à à Ÿ : é À .

Ai J Î Ca À.

FA

Nr?

se sont trouvées aux abords de Pétrograd, à une . trentaine de verstes de la ville rouge. Et,

Et fiers,

‘une tell fermeté tendre leurs dernières forces. .

250.000 ouvriers ont quitté Pétrograd en me Tes dix-huit mois er M le. coup d'état -

#d'OCtobre.

Où sort allés tous ces prolétaires?

La plupart d’'entre-éux garnissent nos multi- ue ples fronts de guerre. Des milliers et des milliers … de militants proletariens de Pétrograd sont glorieusement tombés sur les divers fronts de là guerre civile, en défendant le communisme. D’autres, par milliers se sont rendus dans les campagnes … … 4 où ils accomplissent une œuvre de civilisation et, Parmi les présidents de Soviets-—

d'organisation.

de district, parmi les doyens de comités exécutifs de villages — on trouve, dans la plupart des cas,

des travailleurs de Pétrograd. Ce sont ces ouvriers :

qui ont porté la lumiere aux villages, ce sont.

eux qui se sont faits les véritables “guides, les ones des pauvres campagnes russes, ensevelies aux Confins les plus éloignès du

: Sous la neige, pays; ce sontreux qui conduisent maintenant nos

. campagnes à la vie nouvelle qui les régénérera.

Et c’est pour cette raison que Pétrozrad est. si cher à toute la Russie des Soviets. On peut dire, sans craindre d’exagérer que Pétrograd est aimé des ouvriers et des paysans de toute la Russie avec uué sorte de ferveur. Depuis plus de deux ans, des - wagons isolés, chargés de blé, arrivent sans relâche à Pétrograd, lui apportant:

militaires de- de aol. ondiate pour S’ er ie de Pétrograd! Par deux fois, les bandes. blanches He

t, chaque /fois ce corps à corps titanique S’est terminé pari la victoire des enfants de la ville ouvrière, si fermes de ces prolétaires révolutionnaires net | Pétrograd affamé qui savaient avec une telle fierté, te

Re s »-" ÿ à Æ 7 = £ S 2 2€ > Ta - 1 os ONE L'ept à L EE Lx À À nur dl 4 EE LR. «TA DEA

Page 1