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atitiss nbutaes ee Murariers en avaient .
fait un organisateur des détachements mil :
taires dits «d'attaque», destinés plutôt à don: : ner contre les -bolchéviks, que contre on à Allemands. Au moment où Krasnov: menaqait |
" Pétrograd, Mouraviev se proposa lui-même, avec
énergie, pour le haut commandement des co) 4 :soviétistes. Après quelques hésitations très com-. | préhensibles, sa proposition fut acceptée. Une commission spéciale composée de cinq soldats ee marins, élus par le conseil de la garnison, fut. attachée à Mouraviev, avec mandat de surveiller : étroitement ses moindres gestes et de s’en débarrasser à la moindre tentative de trahison. 5 ne Ÿ
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* Mouraviev ne songeait pas à trahir. Il se mit, Fe. au contraire, à l'œuvre avec une fougue. extra- 3 ordinaire et se montra pénétré d’une confiance. absolue en le succès. Loïn de suivre l’exemple des. spécialistes militaires de cette époque, ettout par- | ticulièrement de ceux qui appartenaient aux partis politiques, il ne se plaignit ni des fautes, ni des. erreurs, ni des actes de sabotage, qu'il rencontra un peu partout, mais, tâchant de réparer leurs. conséquences, il le fit avec une bonhomie joyeuse . et cordiale, qui communiqua peu à peu à son.
entourage la foi qu'il portait en lui-même.
Le gros du travail d'organisation incombait aux quartiers ouvriers. C’est là qu'il fallait cher- : cher tout ce dont on avait besoin pour la guerre— | cartouches, projectiles, canons, chevaux, attelages— :
et c'est là que s 'improvisaient des batteries aussi- ? tôt envoyées sur les positions de la défense, qui $e rapprochaient de plus en plus de Pétrograd. # Le combat décisif se livra sur les hauteurs de. Poulkovo. |
Les régiments de la garnison de pétraerädil se rendirent aux positions sans entrain véritable. A cette date, au lendemain de la révolution docs ë
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conscience de la lutte implacable et inévitable qui seule, devait consolider le coup de force,
déjà accompli. Conquises par la force morale de , elles croyaient que la question
» serait définitivement résolue. par la propagande
et par la puissance de la parole. La lutte armée ” qui g’annonçait entre les masses ouvrieres et Les
cosaques leur semblait un fàcheux malentendu, mne interruption accidentelle dans La marche victo= . rieuse de là révolution d'octobre. Elles ne pre-
|. taires.
*.: Les prolé
gravité de la situation, ils n'avaient à leur dispo- …
naïient pas au sérieux le combat devenu imminent et eussent préféré énvoyer à la rencontre de, à ‘adversaire des propagandistes. et des parlémen-:",4
| | taires de Pétrograd envisageaient, il:
1 est vrai, les choses d'un œil plus sérieux que les soldats de la garnison, mais, comprenant la
sition, en’ présence de l'ennemi, que des détache-
ments de garde rouge, formés à la ‘hate.
L’issue du combat fut décidée par l'artillerie; placée sur les hauteurs de Poulkovo, dominant * le champ de bataille, elle décima la cavalerie de
Krasnov. Le nombre des’ tués et des blessés fut
évalué à 300 o ment exagérés.
Ft à
de Pétrograd le
rateurs;
u 50. Ces chiffres étaient évidem- ; Les cosaques avaient combattu à contre-cœur: On les avait assuré que les habitants s accueilleraient comme des libéaussi, une attaque d'artillerie de force
moyenne suffit-elle pour arrêter leur offensive. Suspendant brusquement leur mouvement les co-.
. saques accablerent
leurs officiers de reproches,
| organisérent aussitôt des meetings et entamèrent les delégués des gardes … rouges. Et dès que l'affaire eut été transportée
des pourparlers avec
sur le terrain de négociations, . les plus forts. Les cosaques 8e re
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Ja direction de Gatchina où se trouvait l'état. |
major de Krasnov. Kérensky prit la fuite, trompant : Krasnov, qui se proposait, parait-il, de le tromper.
sieur Voytinsky; attaché à sa personne, furent À abandonnés par le chef du gouvernement provi- |
soire et faits prisonniers, comme tout l'état-major. de Krasnov. SEE PNEU
L'offensive repoussée, la révolution d'octobre :
se trouva immédiatement consolidée. Mais tous. ces événements avaient déchainé la guerre civile.
qui devait se prolonger longtemps encore dans
la Russie entiere. |
Deux années se sont écoulées et c’est encore .
sur les hauteurs de Poulkovo que nous avons dû. défendre et affermir la révolution d'octobre. Kras-. nov, si imprudemment remis en liberté en 1917, combat à l’heure présente dans l’armée de Youdé-.
nitch et toujours aux environs de Gatchina, où | il fut fait prisonnier. Mais, exception faite de ces quelques traits de ressemblance, que de dif-
férences énormes en toutes choses! En 1917, une. foule disparate de bourgeois, d’intellectuels, de
groupes politiques, de cercles, de partis, de jour- :
naux grouillait à Pétrograd; elle se croyait le centre du monde et ne considérait l'établissement des Soviets que comme un incident politique de
à son tour. Les aides de camp de Kérensky et le :
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peu d'importance. Le prolétariat accomplissait sa
révolution, avec un grand enthousiasme, avec une
foi profonde, avec un incomparable élan et aussi
avec une grande bonhomie. En ces deux années écoulées, la révolution a épuré sévèrement la
bourgeoisie de Pétrograd. Mais, de leur côté, les .
ouvriers de Pétrograd ont aussi traversé de dures épreuves. Leur enthousiasme ne brûle plus d’une flamme aussi claire, aussi ardente qu'il y a deux ans;
mais ils ont infiniment plus d'expérience, plus
de fermeté, plus de confiance en eux-mêmes: ils Sont moralement trempés. L’ennemi aussi s’est < À % PARA 2e fe
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