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Nom venu de la mythologie, du mj-the d'Hercule

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tieuses et toujours occupé à conjurer quelque songe ou un présage menaçant, ce qui ne Tempéche pas d'adorer les mêmes dieux que Quartilla et de mêler aux mêmes pratiques tout autant d'immoralité. Ce choix et le groupement de ces types divers, le

cadre même du roman où ^l^s^ vicjea des hautes

classes sont refl étés dans un monde d'esclaves, de ^ petites gens, de coureurs d'aventures, ne sont-ils pas d'un auteur ingénieux, et dont on dirait, si ce n'était impossible, qu'il a prévu le goût et les pré férences de bon nombre de nos contemporains?

Et cet auteur, supposez qu'historiquement nous connaissions mal sa vie, que nous sachions à peine le temps où il a vécu ; que nous voyions seulement par son ouvrage qu'il était très mêlé aux choses de son temps, observateur pénétrant, écrivain de race, mais sceptique, souple, fluide, insaisissable, s'évanouissant dès qu'on serre de près sa personne; de telle sorte que ce roman incomplet, plein d'obscurités et de lacunes, a cependant un avantage qui ne paraissait jusqu'ici réservé qu'aux œuvres mystiques et dont elles se trouvaient à merveille : celui de s'envelopper de mystère, grâce au voile de l'anonyme*.

1. Je ne dois pas cependant laisser ignorer au lecteur que la plupart des savants contemporains s'accordent à reconnaître dans le Petronius Arbiter de Tacite l'auteur du Sathncon, et qu'ils s'efforcent même de déterminer l'époque où le roman a été écrit

Voilà, ce me semble, plus qu'il n'en faut pour piquer notre curiosité, et je ne crois pas m'ôtre trop avancé en assurant que, de tous les livres anciens, le Satiricon^ pourvu qu'on sache le lire et qu'on veuille l'approfondir, est un de ceux qui répondent le mieux à notre tour d'esprit. Essayons de le démontrer surtout par desanalyses ou par quelques citations, et d'abord revenons successivement sur les points que je n'ai fait qu'indiquer : sur la per-

(ÇnjiU-rAgafr 4e Claude ou jcojoaiaeiic£jEn pint. jUl xégge-^e^Néronj , et ceïîeà laquelle est censé se faire le voyage d'Encolpe en Gampanie (entre 735 et 746 de Rome). Voir notamment, dans les Harvard StudieSy II (1891), l'article de M. Haley, Quœstiones Pelronianœ. Le même savant a essayé de prouver que la colonie habitée par Trimalcion est non pas Cumes, comme le veulent Mommsen et Friedlànder, mais Pouzzoles. — Remarquons que les dates indiquées par M. Haley ne peuvent pas être réfutées par les anachronismes apparents qu'on relève dans le Satiricon. Il est bien vrai que telle anecdote (ainsi celle du verre incassable, li) est sûrement du temps de Tibère (Pline, Hist. nat., xxxvi, 195) ; tels noms, jetés dans le récit, sont ceux de personnages fameux du temps de Caligula (lxiv, l'acleur tragique Apelles) ou du temps de Néron (lxxiii, le citharède Menecrates ; cf. Suétone, Nero^ 30). Mais il se peut que ces anachronismes soient volontaires. On voit de même que Juvénal n'a pas nettement distingué son époque de celles qui ont précédé. Il est prudent pour nous de nous en tenir à une date approximative. — L'attribution du roman à Pétrone dans les titres de nos manuscrits (ici p. 8) n'est pas sans doute sans valeur; mais nous ne devons pas oublier qu'il y avait dans Tantiquité des noms types que les copistes mettaient volontiers en tête des ouvrages anonymes; armi les grauuiiairiens, tel est Probus, et l'on cite aussi le cas d'une sorte de Manuel du Gourmet attribué à Apicius; on peut fort bien concevoir que le passage de Tacite ait fourni, pour le titre du roman, le nom qui manquait. De là un fond d'incertitude irréductible. — Si Ton admet cependant l'hypothèse courante et qu'on veuille mieux apprécier Pétrone et que ,son caractère ressorte davantage, je recommande le moyen connu : opposez-lui un de ses contemporains, comme Pline l'Ancien. Du seul rapprochement des noms jaillit, ce me semble, quelque lumière.

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sonne de Tauteur, toute mystérieuse qu'elle est et qu'elle restera en fin de compte; sur l'intérêt que le Satiricon^ môme en son état fragmentaire, peut avoir pour les modernes ; sur le caractère du poète, sur celui du rhéteur qui jouent ici leur rôle et par qui nous apprendrons indirectement ce qu'étaient devenues, au i^"" siècle, la poésie et l'éloquence; nous entrerons ensuite dans le monde des petites gens en passant dans la salle à manger de Trimalcion.

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