A la fin du chap. lxxxviii, p
partie du roman. C'est*, nous Tavons dit, un bohème, habitué à vivre au jour la journée, qui se console en assurant que « la pauvreté est la compagne et la sœur d'une âme vertueuse^ ». On aime à l'entendre parler ainsi de lui-même. Cette pauvreté résignée ne manque pas, cependant, de consolations effectives. Le roman décrit un de ces plaisants retours de fortune^.
A un moment, Encolpe et Giton se trouvaient avec Eumolpe dans une auberge. Leurs scènes de jalousie, agrémentées de farces plus ou moins grossières, font grand tapage. D'oii plainte des voisins et réclamations de l'aubergiste : « Etes-vous des ivrognes, des esclaves fugitifs, ou l'un et l'autre?» La race irritable des poètes n'est pas faite pour entendre patiemment un tel langage. Eumolpe empaume le visage du malotru. Celui-ci tenait une cruche de grès dont il versait à tous ; il la casse sur le front d'Eumolpe, qui s'arme aussitôt d'un candélabre, et toute la maison d'accourir : les hôtes déjà ivres ; cuisiniers, ouvriers armés qui d'une fourche^ qui d'une broche encore garnie de rôtis friolants; en tête était une vieille aux yeux chassieux, un tablier sordide à la ceinture; aux pieds, des souliers