‹ PétroneChapitre 56 sur 115 · A la fin du chap. xli · texte numérisé non relu

A la fin du chap. xli

Le Thrace avait quelque souffle ; encore ne faisaitil que répéter une leçon apprise. A la fin on les a tous fait passer aux étrivières ; tant la foule avait dû crier de fois : allons donc ! poussez-le ! Bref, une vraie débandade. Il dira : « C'est un cadeau de ma part que ces jeux »; et moi je te donne mes applaudissements. Fais le compte ; j'en mets plus du mien. L'un vaut l'autre. ïop et top^ ! »

Les analyses et les extraits risquent d'altérer le ton et l'accent de ces discours ; écoutons donc, sans intervenir, Ganymède-^ l'affranchi geignard, politique et dévot : « Vous racontez là des choses qui ne regardent ni le ciel ni la terre, et personne cependant ne songe que la famine déjà nous mord. Par Hercule, je n'ai pu trouver aujourd'hui une bouchée de pain 3. Aussi la sécheresse persiste. Voilà toute une année qu'on meurt de laim. Malheur aux édiles qui s'entendent avec les boulangers, de pair à compagnon, et disent : aide-moi, je t'aiderai! Aussi le petit peuple peine, tandis que ces fortes mâchoires font tous les jours Saturnales. si nous avions encore les fiers lurons {illos leones) que j'ai trouvés ici quand je suis venu d'Asie. C'était là vivre! Si

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