‹ PétroneChapitre 55 sur 115 · Au chap. xLvi, p. 31, 8. Le sens est : mon gamin · texte numérisé non relu

Au chap. xLvi, p. 31, 8. Le sens est : mon gamin

d20 PÉTRONE

Dès qu'ils sont entre eux, de bonne humeur, ils? n'admettent pas que quelqu'un de la compagniene fasse pas quelque joyeux récita A défaut d'autresujet, ils parleront tout uniment du temps qu'il fait : a nous venons d'avoir un beau froid » : « miindum frigus habuimiis'^ » ! Mais ce qu'on retrouve dans tousles disc ours, c'est toujours, avec des variantes et des^^ paraphrases, le double vœu qui caractérise la plèbe de l'empire : du pain et des jeux ! Le prix du pain augmente; il est clair qu'on est exploité pas lesboulangers et sans doute aussi par les édiles ^^ D'autre part, les magistrats ne volent pas moins lepeuple quand ils manquent à lui donner des jeux^ Les petites gens s'écriraient volontiers comme le mirmillon du temps de Tibère : que de beau temps^ perdu {quam bella œtas péril) dont on eût pu mieux faire! Car les jeux que viennent de donner les magistrats, ne les ont pas ruinés ; cela faisait pitié : « Des gladiateurs de quatre sous, décrépits^, qu'un souffle eût jetés à terre; les hommes exposés aux bêtes étaient plus solides. 11 y avait des cavaliers combattant à la lumière des flambeaux : on eût dit des coqs ; l'un, un lourdaud; un autre, cagneux ; le troisième, un vrai mort, aux nerfs coupés^

1. P. 77, 2 : « Il ne faut pas que notre gaîté soit muette, sans, joyeux récit» : « 7ie sileret sine fabulis kilaritas.^

Page 1