Gh. Lvii et suiv
3. Au commencement du chap. xli : «Intérim ego qui privatum hahebam secessum, in multas cogiiationes deductus sum quare... ».
4. Chap. XXXVI (p. 24, 28) et lvii (p. 37, 27), <i qui supra me accumbebat {ou discumbebat) ».
joue pour nous et en conscience son rôle de compère. Ce qui frappe d'abord dans la description, n'est pas tant la dépense ou l'accumulation des plats et des fruits de choix, que le soin minutieux avec lequel tout est réglé dans ces festins. Après avoir lu ces chapitres de Pétrone, nous comprenons mieux ce que nous disent d'autres anciens : qu'il y avait un art de composer ^ un repas et qu'on payait fort cher ceux qui le possédaient. C'est à Rome bien plus qu'à Paris qu'on pouvait louer « d\m festin la superbe ordonnance ». Pour en donner l'idée, il suffira d'indiquer le sujet de quelques-uns des services dont Trimalcion fait honneur à ses invités. L'un d'eux est précédé d'une récitation d'Homéristes, après quoi on sert un énorme veau rôti et casqué : vient un Ajax qui, tirant son épée, feignant la folie et frappant avec force gestes, finit par découper artistement, de haut ou en dessous, l'animal servi -. Voici , dans un autre service , un Priape portant dans son sein des fruits de toute sorte et des raisins ; puis ce sont les douze signes du zodiaque avec des fruits et des aliments appropriés à chacun d'eux. Comme ces fruits et ces mets sont des plus simples, au premier moment les convives sont désappointés d'être réduits à faire si maigre chère. Ils sont vite