‹ PétroneChapitre 74 sur 115 · Frîedlîinder, Mœurs romaines, trad., Il, p. 161 et · texte numérisé non relu

Frîedlîinder, Mœurs romaines, trad., Il, p. 161 et

3. Le vin est de même versé à profusion et même sous la table. Si des garçons de bain, en se battant, renversent du falerne

festin. On en répand sur les pieds des convives; des jets de vapeur en remplissent Tatmosphère ; on en met partout, dans les lampes, dans le vin, jusque dans les gâteaux qu'il suffît de touclier pour qu'ils exhalent quelque odeur^ ; d'où résultç, comme bien on pense, un affreux dégoût.

Ici il y a excès et sottise. Il n'en est pas de même des changements à vue qui se succèdent de service en service. Dans cette maison qui affecte tant de faste, ils sont plutôt modérés et relativement raisonnables. On en avait imaginé bien d'autres au temps de Sénèque, c'est-à-dire, à ce qu'il semble, au temps de l'auteur et déjà auparavant. On vantait « une volière de Varron au milieu de laquelle était installée une salle à manger; les tables et les lits des convives étaient entourés d'une eau courante : on pouvait voir nager les poissons à ses pieds et entendre chanter, autour de soi, les merles et les rossignols^. »

Dans certaines maisons, la décoration de la salle

(chap. xxviii) : « ce sera, dit Trimalcion, une libation faite en mon honneur ». C'est avec du vin qu'on lave, pendant le repas, les mains des convives ^p. 23, 18; opp. p. 21, 34). Quand le coq a chanté, Trimalcion s'avise môme, pour détourner l'augure, de faire répandre du vin sous la table et jusque dans la lampe au commencement du chap. Lxxiv). — Cf. p. 25, 37 : on nous dit en parlant d'un esclave qui s'est enrichi et se donne du bon sang : «chez lui on répandait sous la table plus de vin que tel autre n'en a dans sa cave » : (iplus vini sub mensa effundebalur quam aliquis in cella habet, »

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