Voir à la fin du chap. xxxvii
surprises, on est stupéfait de constater que les allocutions et les prétendus bons mots ont été préparés, qu'ils ont déjà servi, et Ton admire ce convive^ digne d'un tel festin, qui, quoique ayant assisté déjà plus d'une fois à la fête*, semblable à un habitué de féeries, la voit recommencer avec un calme imperturbable, et renouvelle tranquillement ses témoignages d'admiration.
Indiquons encore un autre ridicule, venu de l'imitation du théâtre, et par lequel Trimalcion dépasse tout ce qu'on sait de ses contemporains. Chez lui^ entrées, sorties, services, les moindres gestes des servants, tout se fait en musique. C'est en chantant que les esclaves versent de la neige sur les mains; en chantant qu'ils parfument les pieds des convives. Encolpe a remarqué ce bel ordre. Il essaie de mettre à l'épreuve cette musique incessante et sans doute aussi « glapissante ». Tous sans exception y seraient-ils donc incorporés? Brusquement il demande à boire. Le jeune esclave arrive avec un aigre fausset; de même tous ceux à qui on s'adressait. Ce n'était partout que fredons. « On avait autour de soi un chœur de pantomimes, non les servants stylés d'une bonne maison-, »
1. P. 24, 29 : « Mais lui, comme quelqu'un qui avait déjà vu ces jeux » ; « at ille qui sœpius ejusmodi ludos spectaverat. >►