l'cli-equin, op. cil., p. 178-179 et note
2. Dans plusieurs miinuscrils, le nom d'Afrauius osl joint à celui de Pelronc, parce que cet auteur de logaiœ, avait, lui aussi, peint des amours contre nature. Cf. Quintilien, InsL oral. X, I, 100.
INTEODUCTION. 17
SUS, et laxi crines et tôt nova nomina vestis qiiasque virum qiiaBrunt turba sepiilta mero circumvenit. Est favor in precio senibusque libéra virtus excidit omnibus una impendet clades arma cruor caïdes incendia bella ante oculos volitant. » [Ibid.)
Cf. Pétr. 119, — V. 25-27, 42 sq.; 122, — y. 170 sq. ; 123, — V. 215 sq.
Saint Antonin de Forciglioni, archevêque de Florence (1389-1459), cite Pétrone, si l'on en croit les Prolegomena de l'édition de Paul Frellon (1618), p. 10, mais paraît l'avoir confondu avec saint Pétrone, évoque de Bologne au v*" siècle. Rappelons à ce propos l'étrange quiproquo dont fut victime le savant Henri Meibomius, de Lubeck (1638-1700). Ayant lu dans un itinéraire d'Italie : « Petroniiis Bononiœ inteijer asservatar », il crut qu'il s'agissait d'un manuscrit complet du Satiricon. Il fit le voyage d'Italie et apprit que l'on conservait dans la cathédrale de Bologne le corps de saint Pétrone'. Andrieux a fait de cette méprise le
1. Voir cette anecdote dans le Menagiana (éd. de 1715, t. I, p. 127), dans La Monnoye (Œuvres choisies, 1770, 3, p. 135), dans Voltaire {Dictionnaire philosophique, article : Abus des mots).
18 PÉTKOXE E^f FRANCE.
sujet d'un conte agréablemen,t tourné, publié dans la Décade philosophique, an IX, 3' trimestre*. Il est juste d'ajouter que quelques écrivains du Moyen Age ont été réellement persuadés que l'auteur du Satiricon était le saint évêque de Bologne. (Beck, The âge of Pelr. Arb.)
Le cardinal Barthélémy Visconti [Barthalomœiis Vicecomes), mort en 1457, citait dans son Liber Defloratorum des fragments de Pétrone, sous ce titre ; Petronii Arbitri Afranii Sali/rici, etc.
Jacques Legrand (JacobiisMagniis), dans son Sophilogium, publié en 1475, donne un certain nombre de passages de Pétrone. La préface de ?vl. Buecheler (éd. de 1862, p. xxxiii et xxxiv) en contient l'énuraération.
Le morceau du Satiricon (]ui a été le plus souvent imité par les écrivains du Moyen Age est le conte célèbre de la Matrone d'Ephèse (ch. 111 et 1 \i)'. Il est reproduit avec plus ou