‹ Pétrone en FranceChapitre 16 sur 73 · Burmann, Préface de l'édition de · texte numérisé non relu

Burmann, Préface de l'édition de

22 PÉTRONE EX FRAXCE.

le même imprimeur, publie à part le poème de la Guerre civile \

En 1520, Pétrone est publié pour la première fois en France. Regnault-Chaudière, imprimeur, demeurant à Paris, rue Saint-Jacques, à l'enseigne de V Homme sauvage, reproduit l'édition de Venise. La sienne est du format grand in -8°. Elle se compose de 19 feuillets non paginés, en tout 39 pages et demie.

Elle porte ce titre :

Petronii Arhifri quatenus exstare comperitur satijrœ fragmentum, cujus vel hoc unum disticlion quod nemini doctiorum non est in ore, œstimationem indicat et precium :

Quisquis liahet nummos, secura naviget aura,

Fortunamque suo temperet arhitrio.

Le livre se termine par ces mots : « Haîc ad exemplar quod unicum habuimus excusa suut : quisque, pro^suo arbitrio et eruditione, quod sibi displicet restituât. Purisiis, pridie cal. maias anno MDXX. »

Cette édition de Kegnault-Chaudière reçut comme une sorte de supplément en 1562, lorsqu'Adrien .lunius, dit le Jeune (der Jwighe) , savant médecin hollandais et polygraphe fécond, né à Horn (1512-1575), y

1. Cf. dans l'édilion de Frolloii, Lyon, 1618, p. 2:^3: llermanni Buschii Pasipliili Monasleriensis annotaliones in Petronii Arhitri Sati/7-am de viliis Romanorum. RecitaUe in Acadcmia Lipsica et ex ore cjus excerptœ a M. P. anno 1601.

adapta des notes et des corrections qui sont reproduites dans l'édition de Frellon (Lyon, 1618, p. 257').

Ces premières éditions sont, comme il était naturel de s'y attendre, très fautives et très incomplètes. « Le Satiricon ne s'y trouve qu'à l'état de fragments décousus... et aussi tronqués que possible^. »

Celui qui le premier introduisit dans le texte des améliorations importantes est J. ^iaiVahxxQ {Samhucus), médecin hongrois (1581-1584). Ayant découvert un manuscrit ancien qui a conservé son nom, il publia à Vienne, en 1564, une édition augmentée de fragments nouveaux ^ Cette édition fut reproduite, en 1565, par Gifanius et imprimée à Anvers chez Christophe Plantin*.

Il dit lui-même dans sa préface : « Cum vetusto meo codice diligenter contuli, loca praeter alios plus quam quinquagintarestitui. ;>

Huit années plus tard, les fragments de Pétrone

1. Hadriani Junii Honiani medici cl. obsercaliones in Pelronii Arbilri Salyricon.

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