‹ Pétrone en FranceChapitre 17 sur 73 · Pétrequin, op. cit., p · texte numérisé non relu

Pétrequin, op. cit., p

3. En celte même année 1564, Henri Estienne publie différents fragments en vers do Pétrone dans la collection qu'il donne sous ce titre : Fragmenta Poetarum veterum Latinorum, quorum opéra

non exttnt Anno MDLXIIII. Excudebat Henricus Stephanus, illus-

tris viri Hulderici Fuggeri typograplius, in-S», 433 pages.

4. In-S" petit format. En voici le titre : Petronii\\ Arbilri Jlassiliensis Satyrici || fragmenta restituta et aucta \\ ex Bibliotheca Johaunis Sambuci : Anlvi^rpiae\\ Ex ollicina Chrislophori Plantini.

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s'accrurent encore. En 1573, Joseph Scaliger publia le recueil connu sous le titre général de Catalecta, où, indépendamment des. fragments en vers qui se rencontraient dans les éditions déjà connues, il en a inséré 23 autres.

Un nouveau progrès s'accomplit en 1575 avec l'édition de l'imprimeur lyonnais Jean de Tournes {Tornœsius). Le texte y a été établi en particulier à Taide de deux manuscrits, dont l'un appartenait à Cujas, l'autre à Daléchamps, médecin de Lyon. On trouve dans cette édition un heureux choix de variantes. En voici le titre :

Petronii Arhitri Satyrlcon, Lugduni apud Joan. Tornsesium typog. regium. 1575, in-8°de 120 pages.

Les frères Pithou devaient enrichir encore le texte du Satiricon d'additions importantes, en s'aidant de courts extraits du manuscrit d'Auxerre et de celui que Buccheler nomme Bituricus parce qu'il avait appartenu à Jean, duc de Berry, et surtout de deux manuscrits plus complets, que Buecheler désigne sous le nom de Tolosanus et de vêtus Pithoei (vêtus Benedictinum exemplar).

Ce dernier manuscrit, aujourd'hui perdu ainsi que le Tolosanus, avait été trouvé, dit-on, parmi les bagages tombés au pouvoir de Mathias Corvin, roi de Hongrie, à la suite d'une bataille gagnée sur les Turcs, On l'a désio:né sous le nom de manuscrit de

Bude\ Pierre Pithou, si l'on en croit Grosley-, retenu par des scrupules honorables mais exagérés, se refusa d'abord à le publier. Il jugeait qu'un ouvrage de cette nature n'était pas fait pour voir le grand jour et n'en permettait la lecture qu'à ses meilleurs amis, entres autres à Henri de Mesmes\

Mais il avait aussi communiqué conlidentiellement sa collation des manuscrits ainsi que ses notes à l'éditeur Mamert Pâtisson, qui prit sur lui de les publier. Il s'excuse dans son Épître déclicatoire de n'avoir pas demandé l'autorisation à Pithou et d'avoir outrepassé ses droits : « Je te renvoie, écrit-il*, ton Pétrone, que dis-je ? le notre, disons mieux, celui de tout le monde désormais. Et même, pour mettre le comble à mes torts et à ta colère, j'y ai joint tes fines observations. Perfide ! diras-tu ; oses-tu bien encore m'adresser la parole ? — Quitte plutôt cet air sévère et écoute-moi. Ne te souvient-il plus de

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