‹ Pétrone en FranceChapitre 21 sur 73 · Voir, XXXII, XLIX, L · texte numérisé non relu

Voir, XXXII, XLIX, L

Ce n'est pas chez Pétrone même que Brantôme a lu le conte de la Matrone d'Ephese, qu'il imite ^ Il le tenait, dit-il, de Daurat, qui prétendait l'avoir lu dans Lampride. Depuis, Brantôme le retrouva dans le livre des Funérailles, dédié à M. de Savoy e.

Les poètes et les conteurs licencieux ignorent donc ou négligent ou craignent d'imiter le Satiricon qui, au surplus, est, selon l'opinion commune, une satire dirigée contre Xéron. Seuls, les savants dissertent sur Pétrone : les uns, après de fortes réserves sur le fond de l'œuvre, louent sans restriction la finesse de son esprit et l'agrément de son style ; les autres sont surtout frappés par l'indécence de ses peintures et la corruption qu'elles révèlent. On peut lire les appréciations d'un certain nombre d'érudits du xvi" siècle sur Pétrone en tête de l'édition de Paul Frellon (éd. de 1618, Lyon), p. 11 sq.

Plusieurs l'imitent dans leurs écrits latins, soit en vers, soit en prose. Ainsi, la préface que François Pitliou plaça en tête de son édition des Déclamations faussement attribuées à Quintilien ", offre des réminiscences et une citation des premiers chapitres

1. Vie des dames galantes, dise. IV, art. III, p. 95 sq., éd. de 1740, t. 3. « J'alléguerai là-dessus un bel exemple, qui pourra servir à semblables, d'une belle et honneste dame d'Éphése, etc. »

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