M Vis alla (liclio inai;is dissidcns a l'clroniana
2. « Esl in vero l'otronio elegaiitissiiuus candor, rotniida velocilas, forlunala verboram audaciu. Hic languor cl frigus. »
3. Vollaire Juge le style de Nodot avec trop d'indulgence quand il écrit : « Les lacunes qu'il a remplies ne sont pas d"uu aussi mauvais latin que ses adversaires le disent... Le vrai Pétrone est ]ilein d'expressions pareilles. « Écrivains du siècle de Louis XIV, t. 20, p. Ii7, éd. do Kohi.
1. La Conlre-ci-itique de Pétrone, ou lléponse aux observations sur les fragments trouvés à Belgrade en 168S, avec la réponse à la lettre sur l'ouvrage et la personne de Pélrone, à l'aris, 17U0, clicz Jean-Baplîste Cusson et Pierre Witto, in-S".
'>. Goujet, op. cit., iliid., p. 201.
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mentation en est spécieuse, mais nullement probante, et pour cause.
L'inauthenticité des fragments de Belgrade ne prête plus aujourd'hui à l'ombre d'une contestation. Les débats dont ils furent l'objet à l'époque de leur publication eurent du moins ce résultat d'augmenter encore le nombre des lecteurs de Pétrone. Ainsi,, l'année même où le pastiche de Nodot provoque chez les lettrés cette vive polémique, les noms de Trimalcion et de Carpus, deux personnages du Satiricon, apparaissent dans la huitième édition des Caractères (chap. XIV, 68). Mais La Bruyère n'avait pas attendu jusque-là pour le lire, puisque, dès la sixième édition, il lui a emprunté le nom de Giton\
Si nous examinons en elle-même la traduction de Pétrone par Nodot, nous la trouvons évidemment supérieure à celle de ^Marolles au point de vue de la fidélité. Mais, comme le remarque Héguin de Guérie ', il semble (ainsi que Lavaur qui viendra après lui), s'être attaché à rendre la lettre, mais non l'esprit de Pétrone : « Toutes les grâces du modèle, toute la vivacité de son coloris disparaissent sous leur pinceau lourd et blafard. »