Histoire des ouvrages des savants. Novembre icy
-'. Avocat à Riom, où il était né en 1670, et où il mourut en 1745.
.3. L'ouvrage de Breugiéro de Barante, publio sous le pseudonyme de Georges Pelissier, est intitulé; Observations sur le Pétrone trouvé li Belgrade en 1688 et imprimé à Paris en 1693, avec une lettre à Miin<icur ... sur l'ouvrage et la personne de Pétrone. Paris, veuve Daniel llortemels, in-l2, 1694. Cf. aussi Lettre de M. de ... (.1. Ucorg. de Mougenel, jésuite à Vesoul), sur un livre qui a pour titre : Traduction entière de Pétrone. Cologne, P. Grotli, et Grenoble, 1694. V. abbé d'Arligny, Mémoires, I, 346.
4. Leibnitii Opéra, éd. Dutens. (Genève, chez les frères de Tournes, 1768), t. V, p. 97. Lettre des 15-25 février 1693.
DEUXIÈME MOITIÉ DU XVIl" SIECLE. 83
il écrit de Hanovre au même Mag-liabechi ^ : « Ego pro certo habeo supposititia esse quœ (Nodotius) ille nobis venditat, et a genuino Petronio prorsus abliorrentia. »
Dans une lettre beaucoup plus développée qu'il adresse à D. Tentzel '", après avoir lu les nouveaux fragments dans l'édition de Rotterdam (typisRegneri Leers, 1693, in-12), il signale toutes les invraisemblances du récit de Nodot relatif à la découverte du pseudo-Pétrone ; puis, se bornant au début du prétendu manuscrit de Belgrade, il en fait voir les incorrections, les gallicismes, les impropriétés, les maladresses ^, les anachronismes : il montre avec quelle gaucherie ce fragment est relié à ce qui suit, et les incohérences qui résultent de là. Mais surtout il insiste sur le style ; il n'en est guère qui
1. Ibid. Ep. XIX, p. 107. — Dans une autre lettre adressée à Magliabechi le l-il juin 1G92, Lcibnitz parle également du nouveau Pétrone (ibid., p. 99). Il y revient dans une lettre inédile au même du 8-18 août 1692, et avec plus d'insistance. (Bibliothèque royale de Hanovre. Correspondance de Magliabechi, fol. 104). Voir aussi ses lettres à l'abbé Nicaise, des 15-25 mai 1693 et 2-12 juillet 1694, éditées par Cousin {Fragments philosophiques, oeuvres de Victor Cousin, 3« partie, t. III, i" éd. 1817, in-i2i, d'après les oriliinaux.
2. Ibid. Ep. I, ad D. Tentzclium. De Nodolii fragmenlis, p. 398. (Lettre publiée dans un périodique de Hanovre, les Monalliclte Unlerredungen, fascicule de février 1693, p. 170-175).
3. Il arrive toutefois que, sur un ou deux points, la critique de Leibnitz porte à faux. Ainsi, il qualifie de : monstrum nominis, le nom de Fabricius Veiento, qui est mentionné par plusieurs auteurs. (Cf. Tacite, Annales. XIV, 50. Pline, Êp., IV, 221, etc.)
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ressemblent moins à celui de Pétrone \ Comme nous voilà loin « de cette simplicité si élégante, de cette rapidité si alerte, de cette si heureuse hardiesse d'expression ! Ici, tout languit, tout n'est que froideur-. » Et les exemples viennent à l'appui, prouvant combien ce clair et ferme esprit a aisément pénétré l'imposture et à quel point il a le sens déli- ■eat des beautés propres au style pétronien^
Parmi ses dupes, Nodot avait compté, outre Charpentier, les membres des Académies de Nîmes, d'Arles et beaucoup d'autres personnes, qui, dit Burmann, se laissèrent trop grossièrement séduire. Quant à ses adversaires, il essaya de les réduire au silence en composant une Contre-critique de Pétrone. Quoiqu'elle fût })rête dès 1694, il n'eut, prétend-il, la liberté de la faire paraître qu'en 1700 \ « Elle est remplie de vivacités, d'injures, de termes mé})ri- ?ants, qui ne peuvent lui faire honneur". » L'argu-