P. 627 sq., de la traduction de
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Plus récemment, en une pièce intitulée : Un soir des Saturnales^ fresque romaine en deux tableaux (I. L'atrium de Perse, II. La mort de Pétrone, Paris, Ollendorff, 1901), i\[M. Aimé Giron et Albert Tozza ont également essayé de porter au théâtre l'auteur du Satiricon. Leur préface, intitulée : Pour Pétrone, oppose le Pétrone qu'ils ont conçu, raffiné, délicat, mourant à l'âge de vingt-huit ans avec un amour nouveau et chaste au cœur, au Pétrone de Quo Vadis, ((uadragénaire ou quinquagénaire, insolent et pusillanime à la fois, égoïste et rhumatisant, finissant par un amour ancillaire.
Si louable qu'ait pu être le dessein des deux auteurs, on est forcé, après les avoir lus, d'avouer que l'exécution laisse beaucoup à désirer. Ce drame, en alexandrins qui rappellent la facture de Ponsard, présente peu d'intérêt. De plus, la couleur en est généralement fausse. On n'y trouve trop souvent ([u'une antiquité factice et romantisée.
Dans son charmant recueil de contes héroï-comi- (jues, D'Ulysse à Panurge (Paris, Hachette, 1902), j\l. Emile Gebhart en a placé un qu'il intitule : Le Roi Trimalcliion. Le grotesque atiranchi dont le Satiricon a tracé l'inoubliable caricature se trouve ici uiêlé à des événements tragiques ; il est témoin de l'assassinat d'Agrippine, de la mort de Néron. Très vraisemblablement, l'idée de donner une sorte de
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pendant, bien cju'en raccourci, au roman de Quo Vadis, a guidé le spirituel écrivain. Mais je suis un peu surpris du rôle joué par ce ridicule Trimalchion et j'ai quelque peine à m'expliquer l'amitié que lui témoigne Pétrone. Cette légère réserve faite, on ne peut que louer le brillant coloris des descriptions, ainsi que l'agrément et la vivacité dramatique du récit.
Concluons par cette constatation que Pétrone, pour sa réputation dans le monde, doit plus au Quo Vadis de M. Sienckiewicz qu'au long labeur des érudits et des lettrés. Tandis que ceux-ci s'efforçaient de dégager du fouillis des hypothèses sa curieuse et obscure personnalité, le romancier l'a fait surgir en chair et en os, beau, noble, spirituel, très distingué, très sympathique. Et aussitôt on s'est intéressé à Pétrone et par contre-coup à son œuvre, liestait-il quelque chance de découvrir les livres perdus du Safiricon") Si l'on en croit Gaspard .Schopp' et Leone AUaci", au xvii'^ siècle, un érudit* consulta le démon pour savoir si le Satiricon existait quelque part intact. ^lalheureusement, nous ne connaissons pas la réponse. — A défaut du dia-