DE LA PREMIÈRE ÉDITION
Je me risque à écrire sur Pétrone ces quelques pages. Il paraît ({u'il fut un temps, qu'il y eut même plus d'un temps où il eût fallu de l'audace pour entreprendre une telle étude. Bien peu de gens ignorent que, pendant des années et même pendant des siècles, convenance ou convention, à l'endroit de Pétrone, le mieux et la règle était de se taire.
Ceux qui n'avaient pas su se garder de toute familiarité avec cet auteur suspect, formaient, semble-t-il, deux groupes : d'une part, des lettrés, les délicats, qui chez eux lisaient, relisaient, dégustaient leur auteur favori ; mais, au dehors alfectaient presque tous sans exception, de paraître ignorer de Pétrone jub{ia'à son nom. De l'autre côté,