‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 110 sur 128 · Voir M. Hoinze, pp. 513 et suiv · texte numérisé non relu

Voir M. Hoinze, pp. 513 et suiv

l. Cf. dans Ghariton II, à la fin, lo dt-hat où Callirhor oppose à son intérêt propre celui de l'enfant qu'elle porte dans son sein et le discours qu'elle prête à Chéréas absent; et aussi le débat judiciaire sur la moralité de Thersander, à la fin du roman de Tatius, — Les délibérations, dans Pétrone, sont aux déclamations habituelles de l'école ce que furent aux plaidoyers du temps les discours des avocats des Plaideurs.

3. r.hap. IX, p. 10, 31 et s. ; chap. i.xxxii, p. 55, 9 et s. — Les romans grecs en sont tout parsemés. Voir ici l'Index au mot Résunies.

aussi, partie de violentes invectives ou de quelque monologue plaintif.

Restons à ce point de vue et poursuivons le parallèle; nous pourrons faire entre les deux groupes bien d'autres rapprochements. On trouvera peut-être forcé de mettre en regard des philtres du roman, qu'on croit philtres d'amour, mais qui causent la folie ', l'usage et l'abus, dans Pétrone, d'un breuvage aphrodisiaque, le satureum; mais il me paraît légitime de rapprocher d'autres incidents. Ainsi, dans les folles démonstrations de Giton avec son rasoir émoussé ^, on ne voit d'abord qu'une grosse farce: elles pourraient fort bien n'avoir pas d'autre but que de ridiculiser certains moyens habituels aux romanciers, comme le couteau de théâtre avec lequel, dans Tatius, on tue Leucippe ^, couteau dont la lame rentrait dans le manche. L'héroïne frappée ne s'en trouve pas plus mal; mais le but voulu est atteint : Clitiphon, témoin de la scène, est convaincu que celle qu'il aime a été mise à mort *. M. ITeinze montre fort bien que toute la scène du vaisseau de Lichas est la parodie audacieuse des récits de combats, thème habituel des romans grecs.

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