III, 20, fin, p
L'ironie ressort suffisamment de certains détails, du tour donné à l'incident, de quelques mots qui empêchent qu'on ne prenne le change; elle est claire dans les exemples déjà cités, et dans bien d'autres aussi; ainsi, dans ce prétendu jugement de Salomon S par lequel Ascylte veut qu'on partage Giton ; dans la description de la tempête, qui, dans le texte complet, avait déjà peut-être une brièveté relative et comme dans nos fragments, tournait court ; on ne peut, d'ailleurs, se méprendre quand, à côté d'Encolpe et de Giton qui, de même (juc It's héros de roman, veulent du moins mourir ensemble, on voit sortir, du dessous d'un banc, Eumolpc qui poursuit en rugissant la fin de son vers. Dans le récit de cette tempête, comme dans la plupart des épisodes du môme genre, nous n"avons, suivant le mot employé ailleurs par Pétrone, qu'un véritable mi??ms. L'effet est assez gros sans doute; mais ne soyons pas plus délicats que l'auteur. Malgré les fines allusions semées à côté des autres, n'oublions pas que le iiiimicus riaus de Quartilla ■ est un symbole assez exact du roman de Pétrone pris dans son ensemble.
Il en était de même, ce me semble, de bien
1. La peinture célèbre do Pompéi prouve que ce ju^ienient était bien connu des Romains. Voyez Gu'sman, p. ■il9, ou Mau, Pompei, p. 13.