Dans les mimes, sans compter los obscénités, étaient ré
sitions de ce genre, dont nous n'avons que de très courts fragments.
Les mêmes développements, le même ton, avec une intention morale, se retrouvaient dans une littérature mi-philosophique, mi-cynique, toute pleine de sentences, de proverbes, de réflexions mordantes tirées de la vie de chaque jour, rehaussée de jeux de mots et même de calembours, littérature de prédication morale, toute simple, mais très goûtée après l'époque classique, d'ailleurs littérature très répandue où les satiriques romains ont largement puisé et que l'on s'efforce actuellement de reconstituer; on la désigne habituellement par le nom général de Bionei sermones ' ou encore ^'.^xy'r. Il va de soi que pour la peinture d'une bonne partie de ses types populaires, surtout pour le ton à adopter dans ces thèmes, Pétrone a fort bien pu s'en inspirer.
On nous dit que, dans les récits de voyage publiés à Rome par Statius Sebosus, L. Manilius, surtout Varron dans son Périple, il y avait toutes sortes de curiosités, des fictions merveilleuses ou romanesques; nous pouvons donc pressentir encore de ce côté, sinon des originaux tout constitués avant Pétrone, du moins une bonne partie des éléments
gulièrement travestis tous les dieux, parodiés les poèmes fameux (tragédies et poèmes homéri([uos), toutes choses (jue nous retrouvons ici. — Voir aussi à l'Index Mimus, mhnicus. 1. D'après Horace, Epit. II, 2, 60.