‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 44 sur 128 · Ulsl., IV, C · texte numérisé non relu

Ulsl., IV, C

cole, sa propagande par le fait. Dans son for intérieur, il esliine à leur prix ceux qui le nourrissent : cela suffit à ses yeux pour racheter les flalleries qu'il leur paie en guise d'écot. Agamemnon parle quelque part de ces hommes qui, lorsqu'ils cherchent à attraper de bons dîners chez les riches, ne songent qu'à trouver ce qui peut être le plus agréable à leurs auditeurs : « Ils n'obtiendraient rien, dit-il, s'ils ne tendaient des pièges aux oreilles '. » Il connaît à merveille cette espèce d'hommes, leur art. leurs amorces; autrement il ne se connaîtrai! pas lui-même. Le hasard, sans doute, lui a fait rencontrer, à la porte de son école, Encolpe et ses compagnons. Il leur offre l'hospitalité aux dépens de Trimalcion ; la maison de ce richard est un terrain neutre qu'il exploite pour son industrie; il y amène sa clientèle. Son offre reçue, il introduit ses hôtes au festin donne par le riche parvenu et les présente comme ses élèves. L'Agamemnon de Pétrone est une sorte de neveu de Rameau, mais égal, incapable de frasques et qui s'arrange toujours pour ne pas perdre les avantages obtenus.

Le festin où il a conduit ses amis, es! constamment coupé par des sottises qui donnent aux nouveaux venus la nausée. Agann'muon a le cœur plus ferme. Il sait placer un mol aimable et ne refuse

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