‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 43 sur 128 · Au chap. LViii, p · texte numérisé non relu

Au chap. LViii, p

3. P. 11, 9. Cf. la fin du chap. xlvi, p. 31, 21 : lillerœ tfiesaunini est. »

lins, qu'on exploitait, mais qu'on entendait bien mépriser toujours.

Nous avons déjà rencontré sur notre route le rhéteur du Satiricon, Aganienuion. Ses actes, son lang-age répondent à la sonorité vide de son nom. Il s'écoute volontiers parler; a-t-il tellement tort ? Il y a si peu de gens qui sachent écouter.

Tacite* nous apprend qu'on vit, à la fin du i" siècle, des hommes assez confiants dans la puissance de leur parole pour oser, en pleine guerre civile, se jeter entre deux armées qu'ils tentaient d'arrêter par la persuasion, tandis que d'autres, vers le même temps, prêchaient la guerre à outrance -. C'était de part et d'autre un genre d'éloquence indiscrète et quelque peu folle à force d'être convaincues ; Tacite l'appelle dans le dernier passage: vecors J'acundia. Notre rhéteur n'est pas de ces gens. Son talent est rassis, son langage posé et prudent. Il ne perd pns ses paroh's. Sa confiance en son art ne le conduira jamais jusqu'à exposer sa vie. Il s'en sert pour bien vivre. On ne voit pas qu'il ait trop de scrupules. Par contre, il connaît les bonnes maisons, surtout les bonnes tables ; il s'en ménage l'accès pour lui et ses amis. C'est, en dehors de l'é-

\. llhl., m, 81. — Cf. CG i[\iQ prétend avoir fait le Démonax de I^ucien, au ch. ix.

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