‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 46 sur 128 · Lettres, xlvii · texte numérisé non relu

Lettres, xlvii

POÉSIE ET l;lli;TORIQUE loi

Voilà le rhéteur liors de chez lui. Dans son école, comment enseignait il? Où et comment recrutait-il, surveillait-il ses élèves? Quelles étaient leurs occupations et leurs plaisirs? Là-dessus, le Satiricon en l'état présent nous renseigne assez mal. Après une leçon où il a probablement corrigé et refait le discours d'un des élèves, le rhéteur est sorti sous le portique qui entoure les salles, et là il continue à étaler prose et vers devant les étrangers qui lui ont fait visite. Dans la maison, dans Vatriam ou sous quelque péristyle, à l'exposé du maître a succédé la déclamation d'un des élèves; après l'avoir écouté, ses camarades sortent en foule et se moquent à l'envi du plan, des traits, du débit de l'orateur en herbe '. On reproche à Ascylte de s'être soustrait à un entretien avec son précepteur^, excellent moyen pour échapper à sa surveillance. Le narrateur lui-même, en un autre passage, craint fort d'être surpris dans l'auberge par Ménélas le surveillant (an(escholarius) ^ Ces brèves indications ont tout juste de quoi éveiller notre curiosité; mais nos fragments ne nous apprennent rien de plus.

Dans la société de ce temps, que pensait-on cependant non plus de l'éloquence, mais de la rliétori-

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