‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 5 sur 128 · X PRÉFACE DE LA PREMIÈRE EDITION · texte numérisé non relu

X PRÉFACE DE LA PREMIÈRE EDITION

nous échapperont. Voyons du moins ce qu'il nous fera découvrir ; quelle faveur ce serait pour nous de pouvoir dire à la fin de son livre, comme tel de ses personnages : « J'ai parcouru des yeux toute la ville » : « lustravi ociilis totcun urbein * », ou même, comme cet autre : « c'est un fait, non une invention »; n fadum non fabula ' »...; « nous voyions tout à travers une fente de la porte » : « videbanius nos oninia per foranien valvœ ^ » ! Dans ces pages que l'auteur n'avait écrites sans doute que pour se délasser et pour distraire ses contemporains, l'image satirique ou même la caricature ne contiendrait-elle pas une bonne part de réalité? Tout ce que nous aurons pu saisir, tout ce que nous aurons gagné ainsi, si limité qu'il soit, sera toujours appréciable, et une fois conquis ne nous échappera plus.

11 resterait, d'autre part, à étudier l'histoire du roman à Rome, qui nous est presque inconnue ; ce serait beaucoup, même de ne faire que l'entrevoir, grâce à Pétrone. Nous ne manquerons pas d'interroger cet écrivain lettré, et en un sens très classique, sur ce qui nous importe le plus : que pensait-il, que pensait-on, en son temps, des lettres?

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