‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 53 sur 128 · Au chap. xLviii, p · texte numérisé non relu

Au chap. xLviii, p

''2. Priscien, Prœexercitamenta rheloricu, chap. i. — Cf. aussi l'ouvrage intitulé : Sybaritica, que cite Ovide, Tristes, II, 417. — Hfnnogéno (Waltz, I, p. 10) cite des fables de Chypre, de Libye, de Sybaris, en deliors des fables d'Esope. D'après ce que dit Arnobe (V, 12, p. 183, 7), il semble bien (ju'il y avait aussi des contes d'Abdére.

ne semble pas leur avoir servi; dédain ou impuissance, ils ne surent pas les peindre. Les Métamorphoses d'Apulée contiennent de charmants récits ; mais on perdrait son temps à y chercher le reflet vrai de la vie des gens du peuple. Sans doute le cadre du roman appelait presque nécessairement de telles peintures: voici des conversations d'esclaves, de paysans au coin de leur feu ^,: de voleurs dans leur caverne -; voici l'entretien d'une coquette avec une Macette ^ du temps; une querelle d'un soldat avec un pauvre jardinier ^; des incidents de tout genre au marché '", dans une assemblée du peuple"' : les thèmes ne pouvaient être plus rapprochés de ce que nous cherchons: on voit combien nous en comptons qui sont pris à la même source, et qui tous ramènent le romancier vers un fond vivant et réel, dont il n'aurait qu'à reproduire la couleur. Mais Apulée est rhéteur: il n'a rien de plus pressé que de supprimée ce qu'il y a de caractéristique dans de tels sujets: ils transpose ce canevas dans un milieu plus noble et croit respecter son art en répandant sur tous ces incidents un style uniforme, le sien, celui de l'école. Il est trop clair que nous

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