‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 56 sur 128 · LVil, 5, p · texte numérisé non relu

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4. Lvii, annis quadrapinta servivi ; nemo tainen sciit. utnim servus essem an liber.

perdre un moment pour se bien traiter. On discute sur la fortune, sur le caractère du défunt; les personnes présentes ne sont pas d'accord; mais chacun dit son mot, et l'on fait, d'une manière accommodée à l'auditoire, son oraison funèbre : « Quel gaillard c'était, sachant dénicher toutes les vertus! Il connaissait toute la lyre. Je ne le blâme pas. 11 n'y a que cela et il n'a eu que cela *. » Le langage, on le voit, vaut le sentiment, et l'auteur ne gaze pas '. Ce dernier trait n'est pas, tant s'en faut, le seul qui soit grossier. Les pauvres diables, s'ils ne peuvent pas beaucoup en fait, se permettent tout en parole : c'est leur revanche. Ils ont tous « la bouche dure ^ » et la langue bien pendue; leurs jugements sont à l'emporte- pièce. « J'ai mangé une

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