‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 55 sur 128 · Au conimoncoinent du cliap. \xxix ; cf. i · texte numérisé non relu

Au conimoncoinent du cliap. \xxix ; cf. i

3. P. 25, 35. Cf. p. 53, 6 : ï libitinurii illiii.< qui inler hos honestissimus erat. » Le nom pourrait bien rapi" h'r ironiquement l'histoir.' du sénateur (Tito-Livo, 1, le. 5) à qui a parlé l'oniliro de Romiilus.

rural, l'homme le plus distingué de la compagnie, Hahinnas : c'est un entrepreneur de monuments funèbres. D'avance on devine ce que pensent, ce que peuvent dire ces pauvres gens, surtout des qu'ils sont tout à fait livrés à eux-mêmes et qu'ils se mettent à l'aise; aussitôt plus un mot, plus un tour qui réponde au goût des gens instruits (f<7't»aAZi); c'est un long bavardage, une véritable avalanche de proverbes, de dictons populaires, mêlés de répétitions, de jurons, d'injures, d'obscénités, mais avec le tour pittoresque qui est la marque de ce langage. La parole est au menu peuple (popidus minutus) K Tous ces anciens esclaves s'en donnent à cœur joie. Pétrone a recueilli pour nous leurs « propos de table ». Ne disons pas qu'ils nous reposent du reste: mais, à cette place, le lecteur s'accommode volontiers du changement et admet assez bien cette diversion au récit des inventions grotesques de Trimalcion.

Ces chapitres du Satiricon ont le mérite de reproduire pour nous la langue, donc par reflet la vie de la plèbe romaine. Nous reviendrons plus loin à ce qui concerne la langue populaire, cet idiome qui toujours a coulé silencieusement sous la langue classi-

1. P. 29, 11. — Cf. à ces ontretiens des affranchis les cinq lettres, (n°^ 8, 21, 22, 23 et 24) en lanfiiio vulgaire, de correspondants de S. Gyprien, les évéquos illettrés enfermés aux mines de Sigus : voir dans réditioii de Ilartel, la préface, p. xlviii.

que, et ne s'est pleinement étalé à la lumière qu'en se ramifiant pour former les langues romanes. Ne songeons en ce moment qu'à l'infime plèbe (plebecula). Los entretiens des affranchis de Trimalcion expriment avec beaucoup de relief le cours ordinaire de ses idées et ses préoccupations habituelles.

En première ligne viennent les intérêts matériels, le souci du manger, du boire, du bien-être; surtout le désir et l'admiration de l'argent, qui procure tout le reste. « Croyez-moi, dit-on dans |co monde, ayez une livre, vous valez une livre '. » Soyez riche, il suffit. « Bien acheté, bien vendu- » : voilà le fond de la vie. Ces affranchis de la veille sont fiers surtout de ne rien devoir à personne, et de ce qu'au besoin ils trouveraient à emprunter. Avant l'alfranchissement, ils étaient heureux si, grâce à leur tenue extérieure, personne ne connaissait leur condition véritable.

Après l'argent ou par l'argent le plaisir. Ceux qui n'ont ou croient n'avoir de ce côté que la petite mesure, n'oublient pas que la vie est courte: qu'il faut se hâter d'en jouir. Apprennent-ils la mort de tel ou tel? C'est une leron aux autres de ne pas

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