Divinatio in Ciecil., v
3. Ilabinnas, dont il va être question, et Henneros, cliap. lvii, p. 3S, 4. — Le dernier de ces noms, analogue à ceux deNiceros, Phileros, etc., parait grec : 'EptAspwc est un dérive de 'Epiir,; Hermès-Eros ; cf. Hermaphrodite ; Ilabinnas semble un nom hybride, dérivé de habeo. D'après Iliibner, ce serait un nom africain ou peut-être ombrien. — Ilormeros ne sait lire que les lapidariœ litlerœ : LVlii, p. 38, 38.
4. En d'autres termes, ils étaient membres du collège des Auf/uslales.
LES l'ETITES GENS 12?
traîne derrière lui des licteurs et fait dans la maison, avec grand fracas, une entrée solennelle '. Encolpe se lève tout ému à la vue de tant de majesté ; il croyait à l'arrivée d'un préteur; Agamemnon le rassure en riant : « Tiens-toi donc, insensé ; c'est llabinnas le sévir, qui est en môme temps marchand de pierres, et fait très bien, dit-on, les monuments funèbres. » Il est spécifié que Trimalcion et llermeros ont été nommés sévirs en leur absence et gratuitement -. Cela donnerait du respect aux plus impertinents.
Le hasard fait-il qu'à cette table on parle de quelque étude d'un ordre élevé ou de l'un des arts libéraux : ils sont comparés aiix métiers, et l'on compte d'abord ce qu'ils rapportent. C'est d'après le revenant bon qu'on les classera. Quand l'amphitryon déraisonne vers la fin du repas : « Je no comprends, dit-il, que deux états : médecin et banquier ; le médecin sait ce que les hommes ont dans le ventre... ; le banquier (qui reconnaît bien les pièces fausses), à travers l'argent voit le laiton ^ » Un affranchi parle de son fils: il en veut faire un barbier, un héraut on bien un avocat, l'entre ces métiers {artijicia), il ne fait pas grande différence. Leur