‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 66 sur 128 · Ghap. LKV ; p · texte numérisé non relu

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2. r. 48, 25, et 38. 4. Autrement dit : sans être formellement astreints aux dons honoraires et contributions d'entrée.

avantage est qu'une fois sus, on ne les perd qu'avec la vie. Et, s'adressant à son héritier, il lui montre Philéron l'avocat : « S'il n'eût pas appris, aujourd'hui il ne pourrait éloigner la faim de ses lèvres. Il n'y a pas si longtemps qu'il portait sur ses épaules des marchandises. C'est maintenant un personnage qui tient tète aux plus forts. Les lettres, c'est un trésor, et le talent qu'on a ne meurt jamais '. »

Trimalcion, de par sa sottise, a le droit de parler plus crûment encore. Il veut bien concéder que l'art soit difficile; mais qu'entend-il par art? Suivant lui, il n'y a que deux spectacles agréables ; il n'y a donc d'artistes que de deux sortes : les sauteurs de corde et les joueurs de trompette ; le reste n'est que fadaise ''. Dans un autre passage qui n'est sûrement pas une réminiscence du Gorgias, il assure que sous le même astre naissent les cuisiniers et les rhéteurs ^ C'était faire à ceux-ci beaucoup d'honneur. Quand Sénèque, lui aussi, met sur le même rang grammairiens et cuisiniers, pilotes et médecins *, obéit-il au môme sentiment? Le i*'' siècle aurait-il cru sérieusement réformer la hiérarchie des arts et l'idée qu'il faut s'en faire?

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