‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 87 sur 128 · Au commencement du chap. lxxxi · texte numérisé non relu

Au commencement du chap. lxxxi

PAIITIES PERDUES DU SATIRICOS 165

l^'ncolpe avait traversé une autre école, celle des gladiateurs ; il avait prêté le fameux serment et était devenu chevalier de l'arène * ; c'était, paraîtil, chez les anciens, une manière assez fréquente de faire une lin, A celle place devaient être décrits les jeux ; étaient-ils donnés dans un cirque ou dans un amphithéâtre? Comprenaienl-ils l'un de ces combats de bètes que les Romains du i''" siècle aimaient avec fureur, et dont ils ont porté le goût jusque dans les dernières provinces de l'empire? Quelle place était faite dans le roman à cet usage barbare, et n'assislait-on pas à Tune de ces scènes cruelles, dont les Romains de ce temps ne se lassaient pas d'être témoins ?

Autan! d'incidents, de sujets piquants, variés, souvent tout nouveaux pour nous, dont la seule énumération suffit à montrer tout ce que le temps ou le hasard nous ont fait perdre en nous enlevant la plus grande partie du Satiricon -,

2. Un titre, au début du chapitre cxxxii. fait supposer le récit d'une intrigue d'Encolpe avec un jeune garron nommé Endymion. — En dehors des sujets traités dans ce chapitre, j'aurais dû dire un mot de tout ce que l'autmir du roman a. volontairement ou non, passé sous silence. J'ai indiqué le fait (p, o4, note) pour les chrétiens et les juifs. Mais il y a bien d'autres sujets qui ont été par lui oubliés, sinon écartés: nulle part un mot des alïaires publiques. Le nom du Sénat ou des sénateurs n'est pas dans le Satiricon : car ce qui est dit : Lxxxvur (p. 105, 1), est vague et banal. Quand il est question d'un forum, il faut entendre par Ifi un coin de marché suspect. T.onr-

tiers, avocats, juristes ou juges sont enveloppés dans le niéine mépris. Les philosophes ne sont mentionnés que comme étant l'objet d'une violente antipathie de la part de Trimalcion (ici p. 141, n. 5). Il n'est question d'un légionnaire (lxxxii) qu'à propos d'un vol d'armes. Le roman ignore donc également dans l'empire romain ceux qui gouvernent, ceux qui pensent, ceux qui travaillent : il se limite à la peinture d'un monde où l'on bavarde, où l'on court les aventures, où l'on festine, où l'on s'amuse.

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